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Économie – Social

Depuis l'incendie de sa maison en 2017, un couple de retraités isérois vit dans un mobile-home faute d'être indemnisé

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Par , France Bleu Isère

En juin 2017, la nouvelle voiture Renault de Georges et Monique prend feu dans leurs garage à Cessieu (Isère). Un incendie qui embrase le reste de la maison. Depuis, le couple de retraités vit dans un mobile-home. Le constructeur automobile et l'assurance du couple s'opposent à coup d'experts.

C'est dans le garage que l'incendie a démarré
C'est dans le garage que l'incendie a démarré © Radio France - Nina Valette

Cessieu, France

C'est dans un mobile-home à Cessieu (Isère), à 50 mètres de leur ancienne maison que Monique et Georges Rabatel vivent depuis plus de deux ans. Depuis la nuit du 24 au 25 juin 2017, date à laquelle leur maison à pris feu. 

Cette nuit-là, vers une heure du matin, Georges est réveillé par une "odeur de plastique cramé". Ni une, ni deux, le couple se retrouve dehors en pyjama et regarde la maison prendre feu. Les pompiers n'ont pas réussi a sauver la toiture. Une bâtisse qui compte beaucoup pour le couple. "J'ai fait cette maison de mes mains il y a 40 ans", raconte ému Georges Rabatel 75 ans. 

Après le sinistre, les Isérois se tournent vers la Maaf, l'assureur de toute la famille. Un premier expert vient constater les dégâts et l'origine de l'incendie. C'est la nouvelle voiture du couple, une Renault Kadjar qui s'est embrasée.  Georges et Monique, très précautionneux côté assurance sont en règle, ils pensent alors que la procédure sera rapide. Ce n'est, malheureusement, que le début d'un parcours du combattant et d'un ballet incessant d'experts.  

La Maaf attaque Renault en justice

La Maaf décide d'attaquer en justice le constructeur automobile Renault. Une action qui paralyse l'indemnisation du couple de retraités. "Je comprends que la Maaf lance un recours contre le constructeur automobiliste. Je comprends aussi que Renault se défende. Ce n'est pas le problème. Mais je ne comprends pas que nous soyons bloqués au milieu depuis 2 ans et demi. Nous sommes pris en otage", s'agace Georges.  

Depuis plus de deux ans, le couple doit vivre dans un mobile-home  - Radio France
Depuis plus de deux ans, le couple doit vivre dans un mobile-home © Radio France - Nina Valette

En effet, la procédure empêche le couple d'entreprendre le moindre travaux : "Ils viennent sans arrêt prendre des photos et nous poser des questions invraisemblables. La dernière fois, c'était pour savoir si nous avions un bac de douche. La voiture prend feu dans le garage, et ils veulent savoir si nous avons un bac de douche ? Il y a de quoi devenir agressif !", s’énerve Georges, autour de la petite table de son mobile-home.  

"Nous ne pouvons même plus accueillir nos petits enfants dignement"

"Ça fait plus de deux ans que nous sommes ici. Et ça va durer minimum deux ans de plus le temps de faire les travaux. Sauf que la procédure n'est pas enclenchée. A 65 et 72 ans, on va vivre encore longtemps comme ça ? L'été, il faut chaud et l'hiver il fait froid. Nous ne pouvons même plus accueillir nos petits enfants dignement", s'inquiète Monique.  Une situation qui affecte beaucoup la grand-mère, suivie par un médecin pour des problèmes de stress et de dépression depuis l'incendie.  

Au début du mois, soit plus de deux ans après l'incendie, la Maaf a fait une proposition financière au couple. Une proposition jugée indécente par les retraités : "Nous avons fait estimer le coût de la destruction et de la reconstruction de la maison. Le chèque de l’assureur ne représente que 50% de la somme nécessaire", peste Georges Rabatel. 

En attendant, la pluie dégrade la maison...  - Radio France
En attendant, la pluie dégrade la maison... © Radio France - Nina Valette
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