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Après la crise du Covid-19, plus de bénéficiaires du RSA et plus de demandes d'aide alimentaire dans la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Conséquence de la crise sanitaire du Covid-19 : l'augmentation de la précarité. Le nombre de bénéficiaires du RSA a augmenté dans la Loire avec 830 nouvelles entrées en avril et mai dernier et plus de 200 nouvelles familles ont fait appel au Secours populaire de Saint-Etienne lors du confinement.

Plus de 200 nouvelles familles ont fait appel au Secours populaire de Saint-Etienne pendant le confinement.
Plus de 200 nouvelles familles ont fait appel au Secours populaire de Saint-Etienne pendant le confinement. © Radio France - Julien Gonzalez

Après la crise sanitaire, la crise économique et sociale. Un des symptômes, c'est l'augmentation des demandeurs du RSA, le revenu de solidarité active. En avril et en mai dernier, il y a eu 830 nouvelles entrées dans la Loire alors qu'en temps normal, c'est 500 à 550 nouvelles entrées. Un contexte économique très dur qui met de plus en plus de personnes dans la précarité et la pauvreté. Beaucoup de nouvelles personnes font désormais appel à des associations caritatives à Saint Etienne notamment pour une aide alimentaire.

C'est le cas notamment d'Eddy qui, avec la crise du Covid-19, a cessé d'avoir le moindre revenu. Le confinement a stoppé ses petits boulots en EHPAD et dans la restauration notamment. En fin de droits, aujourd'hui il vient au Secours Populaire pour l'aider à finir le mois.

J'ai fait une demande de RSA pour la première fois de ma vie. Il y a un temps pour tout et espérons juste que ce soit provisoire !

Sans travail depuis la crise du Covid-19, Eddy a demandé pour la première fois de sa vie le RSA et attend le premier virement... en attendant, il vient au Secours populaire.

"J'ai fait une demande de RSA pour la première fois de ma vie. Mauvaise période pour le faire : je pense qu'ils doivent être surchargés et saturés. Grâce à Dieu, j'ai au moins un minimum : j'ai des gens, des bénévoles qui vont me donner un petit peu à manger. Des produits assez basiques mais c'est quand même essentiel d'avoir ça dans son placard. J'avais jamais connu ça dans ma vie mais il y a un temps pour tout et espérons juste que ce soit provisoire."

Et Eddy est loin d'être le seul nouveau à franchir la porte de l'association. Plus de 200 familles se sont inscrites entre la mi-mars et fin mai rien que sur Saint-Etienne... et la situation ne s'arrange pas comme l'explique Dominique Roche, secrétaire générale du Secours Populaire dans la Loire.

Depuis la fin du confinement, nous recevons entre 3 et 5 nouvelles familles par semaine.

La secrétaire générale du Secours populaire dans la Loire Dominique Roche explique que beaucoup de nouvelles familles qui font appel à l'association à Saint-Etienne sont désormais au RSA ou en attente.

"Depuis la fin du confinement, la pauvreté est là : je regardais, c'est entre 3 et 5 nouvelles familles par semaine. Des familles qui avaient par exemple des petits boulots qui leur permettait de ne pas dépendre du RSA ou d'autres aides et qui aujourd'hui rentrent dans cette catégorie et demandent de l'aide alimentaire. Et on a des familles qui sont encore en attente parce qu'il faut monter les dossiers, parce qu'il manque des papiers etc etc". 

Et certains comme Samuel commencent tout juste à bénéficier du RSA mais pour cet intérimaire sans missions depuis la mi-mars, c'est insuffisant : lui aussi vient chercher son tout premier colis au Secours Populaire

Plus de demandes au sein des associations caritatives et donc automatiquement plus de demandes à la banque alimentaire de la Loire comme le confirme son président. Gérard Ribeyron explique qu'il a fallu piocher beaucoup plus dans les stocks de nourriture pendant le confinement. 

On s'attend à des dons supplémentaires de l'Etat et de l'Europe mais on n'est pas certains qu'ils seront au niveau de tout ce qu'on aura mis à disposition de toutes nos associations !

le président de la banque alimentaire dans la Loire Gérard Ribeyron explique qu'il a fallu piocher 15 à 20 % de plus que d'habitude dans les stocks de nourriture pendant le confinement.

"Globalement, on a un peu plus de 400 étudiants qui se sont trouvés dans la difficulté. Les associations ont multiplié par quatre la demande de la part des jeunes pendant le confinement. Les associations nous demandent plus ce qui nous inquiète un peu pour le niveau de nos stocks pour la rentrée parce qu'on les a entamés pendant les deux mois de la crise sanitaire et on va continuer de les entamer. Sur une période de deux mois et demie, globalement sur 400 tonnes habituelles, on a rajouté 80 tonnes à peu près : ça fait à peu près 15 à 20 % de plus qu'en période normale. Notre prochaine grande campagne, c'est la collecte et c'est qu'au mois de novembre. Alors, on s'attend à des dons supplémentaires de l'Etat et de l'Europe mais on n'est pas certains qu'ils seront au niveau de tout ce qu'on aura mis à disposition de toutes nos associations". 

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