Économie – Social

Après la fermeture de Take Eat Easy les livreurs toulousains passent à la concurrence

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Toulouse jeudi 18 août 2016 à 18:56

Pierre et Anthony, ex-livreurs Take Eat Easy, travaillent maintenant pour Deliveroo
Pierre et Anthony, ex-livreurs Take Eat Easy, travaillent maintenant pour Deliveroo © Radio France - Jean Saint-Marc

Le 26 juillet Take Eat Easy annonçait, sur Facebook, son placement en redressement judiciaire. Les versements du mois de juillet n'ont toujours pas été faits. A Paris un collectif de livreurs tente une action en justice. Nous avons rencontré deux livreurs toulousains qui sont plus résignés...

"Il y a 370 euros qui ne m'ont pas été versés en juillet. Si on est payés ce sera dans plusieurs mois, après liquidation judiciaire et tout ça... Donc je n'y crois pas trop !" Fataliste, Pierre, étudiant toulousain, est parti en vacances cet été en faisant une croix sur ses courses du mois de juillet. De retour à Toulouse il s'est engagé avec le concurrent de Take Eat Easy, Deliveroo.

"J'avais retapé mon vélo à mes frais, donc oui j'étais déçu ! J'essaye de retomber sur mes pattes" – Anthony, livreur à vélo

"Le manager de Take Eat Easy à Toulouse a été sympa, il nous a orienté vers Deliveroo. Je n'ai pas eu besoin de faire la formation" sourit le jeune homme qui vient tout juste de récupérer son nouvel équipement :"la tenue, les tenues de pluie, la caisse bien sûr et même une batterie de secours pour smartphone... Attention il faut payer une caution !"

Des tarifs moins intéressants chez Deliveroo

Avec lui Anthony, jeune barman qui envisage de se reconvertir ("j'en ai marre de travailler la nuit !") : lui venait tout juste de s'inscrire chez Take Eat Easy quand le site a fermé. "J'avais retapé mon vélo à mes frais, refait tout mon système de freins... Donc ouais j'étais déçu, j'essaye de retomber sur mes pattes."

Il a donc déposé sa candidature chez Deliveroo. Il vient d'apprendre, grâce à Pierre, que la start-up paye moins bien que Take Eat Easy : "c'était six euros la livraison avec des minimums garantis... Là on est à cinq et sans minimum. C'est donc possible de sortir travailler et de rien gagner !"

On le rappelle : ces auto-entrepreneurs à vélo ne peuvent pas fixer leurs tarifs, ils ne peuvent pas non plus refuser une course... En cas de chute c'est évidemment leur assurance personnelle qui les couvre. Et s'ils sont malades ils ne sont pas payés, tout simplement !

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