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Économie – Social

Après la fin de l'écotaxe, Ecomouv supprime tous ses emplois

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Par France Bleu Lorraine Nord

La direction de la société installée à Metz annonce ce mardi dans un communiqué son projet de cessation d'activité, avec suppression des 200 emplois. C'est la conséquence de la résiliation du contrat écotaxe par l'Etat.

Ecomouv ecotaxe portique
Ecomouv ecotaxe portique © Maxppp

Après la désillusion, place au plan social chez Ecomouv. La direction de la société annonce ce mardi dans un communiqué qu'elle a présenté un projet de cessation d'activité et de "suppression de tous les emplois existants pour motif économique ". Environ 200 salariés sont concernés,  157 dans l'entreprise installée sur l'ancienne base aérienne de Metz-Frescaty, les autres à Paris. C'est la conséquence de l'abandon de l'écotaxe poids-lourds par le gouvernement, sous la pression des transporteurs routiers et des "bonnets rouges" bretons. Le 30 octobre dernier, l'Etat a notifié sa décision de résilier le contrat signé trois ans plus tôt avec Ecomouv.

Depuis plusieurs semaines, les salariés messins d'Ecomouv avaient manifesté leur inquiétude, eux qui s'étaient formés spécialement pour ce nouvel emploi et qui, pour certains, avaient déjà fait les frais d'un plan social dans de précédentes entreprises. Le 17 octobre, ils avaient manifesté à Metz et le 24 novembre, une délégation avait été reçue par François Hollande , lors de la visite du président de la République en Moselle. Il leur avait été assuré que tous les salariés messins toucheraient leur salaire pendant un an, le temps de trouver une reconversion professionnelle.

Première réunion de négociation du plan social, mardi à Paris

Les syndicats attendent maintenant de l'Etat qu'il tienne ses promesses. Eric Bouthier, délégué CFDT d'Ecomouv, veut voir cette année de salaire promise "sur la table ", il veut savoir "comment ils étudient les pistes de reprise ", "quelquechose de clair, net et précis ".

Ecomouv' CFDT OK

A Force Ouvrière, Mario Escumalha dénonce "un grand gâchis " : "avoir mis en oeuvre tous ces moyens " et "attendre le dernier moment pour arrêter! ", "on va rappeler à l'Etat ses engagements ".

Ecomouv' FO

Manifestation anti écotaxe novembre 2013 - Maxppp
Manifestation anti écotaxe novembre 2013 © Maxppp

La première réunion de négociation du plan social aura lieu dans une semaine à Paris. Dans son communiqué, la direction d'Ecomouv précise qu'elle mobilisera ses ressources pour "identifier des possibilités de reclassement en France, et dans la mesure du possible, dans la région de Metz ". Ecomouv est une filiale à 70% de l'Italien Atlantia, avec la participation du Français Thales, de la SNCF ou encore de SFR.Possible expérimentation d'une "écotaxe régionale" ?

La fin d'Ecomouv est aussi déception pour les élus locaux : les collectivités avaient investi dans la reconversion de l'ancienne base aérienne. L'installation de l'entreprise chargée de collecter l'écotaxe devait être un investissement d'avenir et une compensation pour les restructurations militaires qui ont touché l'agglomération messine. Sur France Bleu Lorraine, le président de Metz Métropole Jean-Luc Bohl exprime sa "tristesse " et sa colère devant "l'inconséquence de l'Etat ". Il relève que le chef de l'Etat en visite en Moselle a assuré les salariés d'Ecomouv de "toute son attention " et que la Lorraine pourrait faire l'objet de l''expérimentation d'une écotaxe régionale ". Une piste que confirme la députée mosellane et ex-ministre Aurélie Filippetti : "nous allons voir avec les différents élus locaux comment nous pourrions mettre en oeuvre cette taxe régionale, mais pour l'instant, rien n'est sûr ".

Ecomouv' Filippetti OK

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