Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Après "le bordel" d'Emmanuel Macron, les anciens Gad se sentent méprisés

jeudi 5 octobre 2017 à 15:53 Par Pauline Kerscaven, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

"Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes", a déclaré Emmanuel Macron alors que des salariés GM&S manifestaient en Corrèze. Les ex de Gad, déjà visés par une phrase du président, se sentent une nouvelle fois méprisés.

Emmanuel Macron à Egletons, en Corrèze, mercredi 4 octobre.
Emmanuel Macron à Egletons, en Corrèze, mercredi 4 octobre. © Maxppp - Agnès Gaudin

"Certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes." Cette phrase, signée Emmanuel Macron à propos des salariés de GM&S qui manifestent pour sauver leurs emplois, continue de susciter de nombreuses réactions. Parmi elles, celles des anciens Gad.

"Il n'a rien retenu du tout" Yvon, ancien Gad

Il y a trois ans, alors ministre de l'Economie, Emmanuel Macron avait traité les ouvriers de l'abattoir de Lampaul-Guimillau, fermé depuis, d’illettrés. Yvon Milin, ancien Gad, avait offert un paquet de pâtes alphabet au ministre venu s'excuser à Lampaul. Depuis la fermeture de l'abattoir, il a enchaîné les petits contrats, alors il se sent visé par la dernière phrase du président. "Il n'a rien retenu du tout. Cela ne se dit pas des choses comme ça. Même moi, ouvrier, je ne l'aurai pas dit. C'est inadmissible."

Emmanuel Macron, en 2014, qualifiait les femmes de chez Gad d'illettrées.

Aujourd'hui, Yvon est en contrat aidé dans une mairie du Nord-Finistère. Il reproche à Emmanuel Macron la suppression des CAE et garde une rancœur tenace contre le ministre de l'Economie de l'époque : "Moi je lui en veux toujours."

Emmanuel Macron, le président "du mépris"

Olivier Le Bras, aujourd'hui conseiller régional, était fer de lance dans la défense des Gad. Il est lui aussi choqué par les propos du président, "le président du mépris, pas celui du peuple". "Il démontre une nouvelle fois son mépris face à des gens en lutte pour sauver leurs emplois. Il n'a pas compris ce que nous avons vécu. Ce n'est pas digne d'un président de la République."

Les deux anciens salariés proposent tous les deux à Emmanuel Macron "de venir bosser, comme il le demande aux autres" dit Yvon. Olivier Le Bras invite le président "à venir passer quelques jours dans un abattoir. Il verra qu'il y a de l'humain derrière les entreprises".

Ecoutez notre reportage

Le reportage de France Bleu Breizh Izel sur la dernière sortie d'Emmanuel Macron.