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Économie – Social

Après les "gilets jaunes", les "stylos rouges" s'organisent en Limousin

dimanche 20 janvier 2019 à 8:31 Par Alain Ginestet, France Bleu Limousin

Un groupe de "stylos rouges" en Limousin vient d'être créé sur le réseau social Facebook, à l'initiative de trois enseignants, qui espèrent bien faire entendre les préoccupations des enseignants dans le débat public. Ils sont d'ailleurs passés à l'action ce samedi soir.

Hugues Etilé, l'un des enseignants à l'origine des "stylos rouges" en Limousin
Hugues Etilé, l'un des enseignants à l'origine des "stylos rouges" en Limousin © Radio France - Alain Ginestet

Limousin, France

Un groupe de stylos rouges en Limousin vient d'être créé sur le réseau social Facebook, à l'initiative de trois enseignants. Le mouvement national des "stylos rouges", né il y a plusieurs semaines sur le modèle des "gilets jaunes", entend réunir des professeurs et personnels du monde éducatif, afin de porter les revendications du monde enseignant dans le débat public. 

Ils ont fait leur première action ce samedi soir à la BFM de Limoges, pendant la Nuit de la lecture. Entre 20h et 22h, ils sont restés dans le hall, à corriger des copies et expliquer leur travail, pour montrer que les professeurs travaillent aussi en dehors des heures de classe.

Les "stylos rouges" du Limousin, réunis pour la première fois ce samedi soir à la BFM de Limoges. - Radio France
Les "stylos rouges" du Limousin, réunis pour la première fois ce samedi soir à la BFM de Limoges. © Radio France - Adèle Bossard

En Limousin, c'est Hugues Etilé, 31 ans, professeur de peinture en bâtiment à Bellac, qui a mis en place le groupe des "stylos rouges de l'Académie de Limoges" sur Facebook. En une semaine, il a réuni plus de 130 membres, pour l'essentiel des professeurs, mais d'horizons très différents, qui partagent tous les mêmes préoccupations concernant les conditions de travail des enseignants, leurs rémunérations, et le manque de considération qu'ils ressentent. "Quand j'ai choisi d'être enseignant, je savais que je n'allais pas gagner des mille et des cents", explique Hugues Etilé, "mais je pensais que j'allais pouvoir vivre sans avoir à compter toutes les fins de mois". 

Les "stylos rouges" du Limousin viennent de créer un groupe Facebook - Aucun(e)
Les "stylos rouges" du Limousin viennent de créer un groupe Facebook - Capture d'écran stylos rouges - facebook ©Facebook

Mais au-delà du salaire, les "stylos rouges" veulent aussi défendre la reconnaissance de leur métier. Auprès de leur ministère d'un part, mais aussi auprès du grand public. "On a souvent l'impression que les gens pensent qu'on travaille très peu, voire qu'on ne fait pas grand chose, et ce n'est pas du tout le cas !", explique-t-il au micro de France Bleu Limousin. "Donc notre objectif aussi est de montrer qu'il il y a un gros travail des enseignants et qu'on a un rôle important à jouer dans la société".

Pas d'opposition avec les syndicats

Pourquoi donc ne pas le faire au sein des syndicats de l'Education Nationale ? "Il y a beaucoup de gens qui ne sont pas syndiqués mais qui ont des convictions. Si on est plus nombreux, peut-être qu'on réussira à obtenir quelque chose", explique Hugues Etilé qui précise bien "ne pas être contre les syndicats" (certains membres des stylos rouges sont d'ailleurs -ou ont été- syndiqués). "C'est une force : on n'est pas politique, on n'est pas un syndicat. Quelquefois, dans ce genre de cas, on est mis dans une case, là non", conclut-il.