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Après trois semaines d'ouverture, les restaurateurs peinent à remplir leur salle

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Les restaurateurs sont toujours en difficulté. Ils ont ouvert le 2 juin, il y a 3 semaines, mais pour respecter les mesures barrières, certains ont dû réduire le nombre de couverts dans leur salle, ce qui entraîne une baisse de leur chiffre d'affaires.

Les restaurants de la Place d'Armes ont ouvert le 2 juin
Les restaurants de la Place d'Armes ont ouvert le 2 juin © Radio France - Hervé Blanchard

Parmi les plus fragiles, les établissements qui ont ouvert récemment rencontrent des difficultés. William Legros a ouvert son restaurant "La Fleur de lys", à Belfort, en début d'année 2020. A cause du confinement, il n'a pas eu le temps de fidéliser sa clientèle. "En décembre et janvier, j'ai fait des travaux, puis j'ai ouvert en février 2020". Après un mois d'activité, il a de nouveau dû fermer son restaurant. "_Depuis la réouverture en juin, il n'y a personne_. Concrètement ce mois-ci, je n'ai fait que 700 euros de chiffre d'affaires. Avec un loyer de 900 euros, c'est un peu compliqué", confie le jeune patron. 

15% des restaurants pourraient fermer dans les 12 prochains mois

Pour tenir, il pioche dans ses fonds personnels et peut compter sur la compréhension de ses équipes : "ils m'aident financièrement, en acceptant que leur salaire soit gardé en attendant." A part le chômage partiel pour ses employés, il n'a pas pu bénéficier d'aides : ni les 1.500 euros accordés par le fonds de solidarité, ni du prêt garanti par l'Etat. 

Le restaurant "la Teinturerie" s'est implanté à Belfort il y a six mois. Pierre Joly, le propriétaire estime qu'il a perdu 20% de son chiffre d'affaires en juin. Pour respecter les distances de sécurité, il a supprimé une partie de ses tables dans la salle. "Cela a un impact financier sur la société." Le futur étant incertain, le restaurateur n'embauchera pas de saisonniers cet été.

"Rien n'est joué aujourd'hui"

"Même si nous bénéficions toujours du chômage partiel, il faut savoir que les charges vont être présentes à compter du mois de juillet", explique Bernard Champreux, président de l'Union des métiers et des industries de l’hôtellerie en Franche-Comté.

"Aujourd'hui les décrets ne sont pas tombés. Nous n'avons pas d'annulation de charges pour la période à venir. Il faut comprendre que quoi qu'il en soit, il va falloir faire du chiffre d'affaires pour pouvoir s'en sortir". 

Des salles remplies à 40%

Selon Bernard Champreux, président de l'Union des métiers et des industries de l’hôtellerie en Franche-Comté, les restaurateurs "travaillent, en moyenne, à 40 % de leur capacité". Il estime que 20% des restaurants, ont mis la clef sous la porte en France depuis le 2 juin. Dans les douze prochains mois, 15% des établissements pourraient à leur tour fermer.

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