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Économie – Social

Grève des chauffeurs de bus dans la métropole de Montpellier : les usagers pris de court

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Par , France Bleu Hérault

Des chauffeurs de bus de la société Transdev Occitanie, qui sous-traite certaines lignes en périphérie de Montpellier pour la TaM, sont en grève depuis une semaine. Les habitants des communes touchées par le mouvement, peu informés, doivent trouver des solutions pour se déplacer dans l'urgence.

Des lignes du réseau de bus sont fortement perturbées.
Des lignes du réseau de bus sont fortement perturbées. © Radio France - Valentin Jamin

Hérault, France

Depuis une semaine, des chauffeurs de bus de la société Transdev, sous-traitant de la TaM pour certaines lignes de bus en périphérie de Montpellier, sont en grève. Ils refusent la signature d'un nouvel accord de performance qui ferait, selon les syndicats, reculer leurs conditions de travail. "Ils prévoient des baisses de salaires d'environ 20%, ce qui représente à peu près 250 euros sur des salaires de 1300 ou 1400 euros, s'agace Marc Diard, délégué syndical CFDT. Tous les jours, on transporte 60 passagers, on emmène des enfants en colonie, dans des classes vertes, on est susceptible de commencer à 6h du matin, d'avoir des coupures... Actuellement, nous ne sommes pas payés à notre juste valeur. Alors imaginez vous si on nous enlève 20%."

Des chauffeurs de bus protestent devant les locaux de Transdev. - Radio France
Des chauffeurs de bus protestent devant les locaux de Transdev. © Radio France - Valentin Jamin

Cet accord réduirait aussi les jours de repos octroyés aux salariés : ils passeraient de quatre à trois jours toutes les deux semaines, tout en diminuant les heures supplémentaires.
Pour Fabienne Vasseur, déléguée FO, il est aussi question des droits des futurs salariés : "Actuellement nous touchons 1000 euros de prime de vacances, au mois de juin. Nous allons la garder, mais les nouveaux entrants ne la toucheront pas."

Pour aller à l'hôpital, j'ai dû appeler un taxi

Conséquence de ces contestations : dans certaines communes, les habitants ne peuvent pas se déplacer. D'autant plus qu'ils ne sont pas toujours au courant de cette grève. À Saint-Georges d'Orques, Thomas attend un bus qui n'arrivera jamais. "J'ai un rendez-vous dans 20 minutes, je risque de le rater... Je n'ai pas d'autres moyens de locomotion, à moins que je trouve une voiture pour faire du stop." Quelques heures plus tôt, un usager a eu le même soucis : "J'avais un rendez-vous à l'hôpital, je devais prendre le bus à 8h30 mais on m'a dit qu'il ne passerait peut-être pas. Donc j'ai appelé un taxi."
Pour le moment, la grève se poursuit. Les syndicats affirment qu'ils ne céderont pas tant que l'accord ne sera pas retiré.

Retrouvez les informations sur les perturbations du réseau sur le site de la TaM.