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Économie – Social

Après une très bonne année 2018, le seul élevage de cerfs en Creuse veut s’agrandir

jeudi 10 janvier 2019 à 17:55 Par Nina Valette, France Bleu Creuse

Après les fêtes de fin d’année, c’est l’heure du bilan pour Nathalie et Jean-Luc Lavaud. Le couple est éleveur de cervidés au Compas (Creuse) à l’est du département. Et leur production de viande de cerfs a connu un vrai succès en 2018. A tel point que l’éleveur envisage d’agrandir le troupeau.

Pépère le cerf surveille les visites et protège les biches si besoin
Pépère le cerf surveille les visites et protège les biches si besoin © Radio France - Nina Valette

Le Compas, France

"Nous allons pouvoir doubler les animaux à la vente en 2019" lance Jean-Luc Lavaud, éleveur au Compas (Creuse). A l’origine, l’agriculteur est éleveur bovin depuis 20 ans. C’est en mai 2017 que le Creusois a choisi de diversifier son activité. "C’était un rêve de gosse que je réalise avec cet élevage" raconte Jean-Luc Lavaud en regardant "Pépère" le cerf marcher au milieu des six hectares. 

Jean-Luc garde toujours un bâton avec lui pour éloigner Pépère le Cerf  - Radio France
Jean-Luc garde toujours un bâton avec lui pour éloigner Pépère le Cerf © Radio France - Nina Valette

Un commerce qui marche 

Au milieu de l'enclos, Jean-Luc Lavaud réfléchit déjà à agrandir son troupeau. "Pendant les fêtes, nous n’avions plus de viande. Nous avons même loupé des ventes, donc cette année, je double le nombre de bichettes.  J’envisage déjà de prendre un deuxième cerf et d’autres biches pour faire un nouveau troupeau." précise l’éleveur. Une réussite qui enchante sa femme Nathalie "Ça marche et c’est génial parce que _nous étions seuls à croire au projet_. Aucune aide des banques par exemple. Alors nous sommes assez fiers" insiste l’agricultrice.

Un soulagement pour le couple, parce que l’investissement financier était conséquent "Ça coûte très cher au début. Entre les nombreux enclos, l’achat des bêtes, la formation, l’achat de frigos, nous avons dépensé plus de 30 000 euros ". 

Les biches détestent les mouvements brusques - Radio France
Les biches détestent les mouvements brusques © Radio France - Nina Valette

Tout réapprendre

Après 20 ans à élever des vaches, Jean-Luc a dû tout réapprendre. Une formation et de nombreux dossiers plus tard, il est désormais incollable sur le sujet, _"J’ai l’autorisation d’abattre les bêtes dans mon parc avec une carabine mais seulement en présence d’un vétérinaire. Ensuite il le saigne et je l’emmène à Ussel en Corrèze parce que c’est un abattoir spécial gibiers"._

Une fois découpée, la viande est en vente directe à la ferme du Compas ou bien sur les marchés du département. Elle prend alors la forme de filet mignon, de tournedos, ou bien de rôti faux filet. Prochaine étape pour Nathalie "Je veux proposer des terrines à nos clients ainsi que du saucisson de cerf" annonce fièrement la femme de Jean-Luc. 

Pépère le cerf  - Radio France
Pépère le cerf © Radio France - Nina Valette

Retrouvez les produits et les informations sur la page Facebook "Les Cerfs de Secondat".