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Économie – Social

ArcelorMittal Florange : il est "prématuré" de dire si les hauts fourneaux vont rouvrir

jeudi 28 juin 2018 à 11:21 Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

L'accord entre le gouvernement et ArcelorMittal autour des hauts-fourneaux de Florange arrive à son terme cet automne. Pour la CGT les conditions sont réunies pour leur réouverture et réclame une expertise indépendante. Le président de la commission de suivi de l'accord répond sur France Bleu.

La très forte mobilisation de 2012 (comme ici le 6 avril) avait débouché sur cet accord entre l'Etat et ArcelorMittal.
La très forte mobilisation de 2012 (comme ici le 6 avril) avait débouché sur cet accord entre l'Etat et ArcelorMittal. © Radio France - Nathanael Charbonnier

Florange, France

6 ans de suivi, une vingtaine de réunions, et à l'automne prochain, la fin de l'accord entre l'Etat français et ArcelorMittal autour des hauts-fourneaux de Florange. Signé en 2012, il prévoit la mise sous cocon des hauts-fourneaux. En échange, l'aciériste s'engageait à investir au moins 180 millions d'euros et, surtout, à étudier la possibilité de rouvrir sa filière à chaud à la fin de l'année 2018.

Pour cela, deux critères : une amélioration des conditions du marché et des évolutions technologiques. Deux critères remplis selon la CGT du site, qui réclame une étude indépendante sur ce point.

Invité de France Bleu Lorraine ce jeudi, le président de la commission de suivi de l'accord, l'ancien sous-préfet de Thionville François Marzorati, précise qu'il est "prématuré" de se prononcer sur une éventuelle réouverture des hauts-fourneaux. "Les engagements prévoyaient que la question serait rediscutée 6 ans après la mise sous cocon c'est-à-dire en décembre 2018. Je suis un petit peu notaire de cette affaire." Sous-entendu, c'est à ArcelorMittal de se prononcer sur la question.

Près de 2.000 emplois conservés à Florange

Quant à la réponse que le haut-fonctionnaire fait au syndicat, elle est très claire : "depuis 5 ans et demi j'ai présidé une bonne vingtaine de réunion du comité de suivi. La CGT a toujours été conviée à ces réunions ; elle n'est jamais venue. Et maintenant ils viennent, ils exigent qu'il y ait une étude particulière. Il faut savoir ! En tout cas ce n'est pas à moi de décider une expertise."

Plus généralement, François Marzorati explique que le géant de l'acier a respecté ses engagements. "En 6 ans ArcelorMittal a continué son ancrage territorial. ArcelorMittal a modernisé, développé les installations de Florange et a conservé près de 2.000 emplois sur le site. Ça c'est le constat précis, par rapport aux 180 millions d'engagement d'investissement inconditionnels qui devaient être faits. Je pense que c'est un signe quand même important de l'intérêt historique du groupe pour la sidérurgie en Lorraine."

Quant à son avenir, François Marzorati l'ignore pour l'instant. Sa mission s'arrête dans quelques jours à peine. Mais il pourrait avoir à la prolonger quelques semaines supplémentaires.