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Économie – Social

ArcelorMittal Florange, un an après : "on surveille une usine vide"

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord

Il y a quasiment un an, le 30 novembre 2012, Jean-Marc Ayrault annonçait un accord entre le gouvernement et ArcelorMittal après deux ans de conflit sur le site de Florange. Aujourd'hui, sur les 629 salariés du chaud, cinquante n'ont toujours pas de solution pérenne.

Florange, le vendredi 30 novembre 2012 au soir devant l'intervention de Jean-Marc Ayrault à la télévision. ArcelorMittal
Florange, le vendredi 30 novembre 2012 au soir devant l'intervention de Jean-Marc Ayrault à la télévision. ArcelorMittal © Maxppp

Manuel

Cet accord avait sonné la fin des hauts-fourneaux et de la filière liquide. Depuis, un accord social a entériné le reclassement des 629 salariés du «chaud», mais aussi de la centaine de personnels de la filière transport Gepor. Les salariés ont théoriquement jusqu'au 31 mars 2014 pour se faire réaffecter à un poste.

Surveiller une usine vide

En attendant, les hauts-fourneaux font toujours partie du quotidien d’une quinzaine de personne. Au service énergie, on franchit chaque jour, les portes d'un site grillagé pour surveiller une usine vide. Le plus dur, pour François Lopéra, 54 ans, et sans affectation, c'est la surveillance du soir, sur le poste 22h/ 5 h du matin : «*On ne surveille rien. On est assis, à discuter. * »

Les syndicats, eux, ont digéré leur déception. Aujourd'hui, la plupart comme Lionel Buriello, délégué CGT à Florange, préfère tirer le côté positif de la lutte. Elle a été très médiatisée, et cela les a bien aidé : « Le coup de projecteur nous a permis de tenir dans la longueur.  » Le syndicaliste reconnaît que « parfois, les mouvements de blocage duraient deux heures, toutes les caméras du monde filmaient. C’était dans la boîte, et on remballait les gaules . »

ARCELOR UN AN bob Buriello coup de proj

En un an, l'effectif global d'ArcelorMittal est passé de 3.000 à 2.200 personnes. Sur les 629 salariés du chaud, 50 n'ont toujours pas de solution pérenne. A Gépor, la filiale transport, les 100 salariés sur 145 qui doivent être reclassés n'ont pas encore d'affectations définitives.

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