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Économie – Social

ArcelorMittal : la CGT craint pour les hauts-fourneaux de Florange

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Trois ans après avoir conclu l’accord entre ArcelorMittal et l'Etat pour le site de Florange et ses 2.100 salariés, les engagements sont-ils respectés ? La CGT tire la sonnette d’alarme, le syndicat a écrit au président du comité de suivi de l'accord sur Florange.

Les hauts fourneaux mis sous cocon à Florange.
Les hauts fourneaux mis sous cocon à Florange. © Maxppp

Florange, France

En échange de l'arrêt des hauts-fourneaux de Florange, ou plus précisément de leur mise sous cocon, ArcelorMittal s'est engagé à investir 180 millions d'euros sur le site mosellan pendant cinq ans. Les engagements sont honorés, puisque 121 millions ont déjà été dépensés durant les trois premières années. Et le travail avance au centre de recherche d'ArcelorMittal à Maizières-Lès-Metz sur le projet LIS, 32 millions d'euros sont investis pour valoriser et réutiliser les rejets de CO2.

Des machines et outils démontés et déménagés

Ceci dit, la CGT pense avoir soulevé un lièvre. Les hauts-fourneaux sont censés être préservés pour, on ne sait jamais, être rallumés un jour. C'est pour cela que l'on parle de mise sous cocon de la filière liquide. Seulement, des machines et des outils sont démontés pour être utilisés ailleurs (variateurs, moteur à gaz du secteur Ebange). Il est là le coup de canif dans le contrat estime Lionel Burriello de la CGT. Les hauts-fourneaux n'avaient déjà plus beaucoup d'avenir, mais là ce serait le coup de grâce : « évidemment, on est les premiers à penser que cela devient de plus en plus hypothétique de croire à un redémarrage de la filière liquide à Florange. Mais il n’en demeure pas moins que ces transferts dérogent à l’accord signé entre l’Etat et ArcelorMittal ».

L'accord parle bien de "mise sous cocon" des hauts-fourneaux et de la filière à chaud en général, donc on ne touche à rien, même si les hauts-fourneaux sont à l'arrêt. Mais à la CFDT, Jean-Marc Vecrin n'est pas aussi alarmiste : "si on prend deux ou trois pièces à l’aciérie parce qu’on a besoin en attendant de les mettre là ou là, ça va. On n’aura pas démonté les hauts fourneaux".

Du bon sens d'utiliser ces machines ailleurs

Et pour le président du comité de suivi de l'accord sur Florange, François Marzorati, ces déménagements sont même du bon sens : « ces transferts ne veulent pas dire qu’un jour où on aurait éventuellement besoin de ces machines pour redémarrer l’équipement, elles ne pourraient pas être transférées à nouveau. Pour l’instant, c’est une utilisation de bonne gestion que de les utiliser ailleurs ».

Pour rassurer, François Marzorati rappelle que les 180 millions d'euros promis à Florange seront bien dépensés, contrairement à Gandrange où le contrat était renégocié en fonction du marché de l’acier.

Edouard Martin en guerre contre contre les prix cassés de l'acier chinois

L’autre inquiétude pour les ouvriers lorrains de la sidérurgie - et rien qu'autour de Florange cela représente 4 000 emplois avec les sous traitants - c'est l'acier chinois à prix cassé, environ moins 20%. L'Europe se mobilise, à l'image d'Edouard Martin. L'ancien syndicaliste d'Arcelor, aujourd’hui député européen, était en direct ce lundi à 7h50 sur France Bleu Lorraine.

Edouard Martin, ancien syndicaliste chez ArcelorMittal, député européen. - Maxppp
Edouard Martin, ancien syndicaliste chez ArcelorMittal, député européen. © Maxppp
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