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Économie - Social

Ardèche : les soignants de l'Ehpad de la Voulte-sur-Rhône dénoncent le manque de personnel

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

L'hôpital de Privas (Ardèche) et les deux Ehpad qui en dépendent sont en grève illimitée depuis ce mercredi. Le personnel de la résidence Rivoly à La Voulte-sur-Rhône dénonce un manque de moyens humains qui pousse à l'épuisement.

L'hôpital de Privas et les Ehpad Montoulon et Rivoly ont déposé un préavis de grève illimité mercredi
L'hôpital de Privas et les Ehpad Montoulon et Rivoly ont déposé un préavis de grève illimité mercredi © Radio France -

Nouvelle mobilisation des soignants ce jeudi en Drôme-Ardèche. Des manifestations sont prévues à l'hôpital de Valence à 14 heures et à Privas à 10 heures pour protester contre l'inaction du gouvernement face au manque de moyens des hôpitaux. Une partie du personnel de l'hôpital de Privas est en grève illimitée depuis mercredi. Pareil pour les deux Ehpad qui en dépendent : celui de Montoulon à Privas et celui de Rivoly à La Voulte-sur-Rhône. Préférant rester anonymes, ils dénoncent surtout le manque de moyens humains qui rend le travail impossible, voire dangereux.

Un soignant pour 28 résidents

Ce n'est pas un secret : travailler à la chaîne, avec peu de monde, ça crée de la tension. C'est valable pour les soignants mais aussi pour les résidents des Ehpad. L'un d'entre eux aurait encore frappé une soignante de la résidence Rivoly il y a quelques jours, d'après les infirmières qui ont fini par s'y habituer : "on en a toutes pris une, maintenant ça fait partie du métier."

Difficile de surveiller seul des dizaines de résidents dans ces couloirs - Aucun(e)
Difficile de surveiller seul des dizaines de résidents dans ces couloirs -

Ce qu'elles redoutent surtout, c'est de devoir s'occuper seules de l'un des services de l'Ehpad. "En bas, c'est dangereux", témoigne l'une d'elles, "j'ai eu peur", confie une autre. Si ce service pose problème, c'est qu'il s'agit d'un espace dans lequel les résidents peuvent se déplacer totalement librement. Dans un enchevêtrement de couloirs qui rendent particulièrement difficile la surveillance, surtout la nuit, "lorsqu'il n'y a qu'un seul soignant pour 28 seniors".

De plus en plus de chutes

Le manque de personnel peut aussi mettre en danger les résidents. "Il y a 180 résidents dans l'établissement. Bien souvent il y a quatre soignants. Si quelqu'un tombe dans un service vide, on le ramassera quand on repassera", regrette l'une des infirmières. Et des chutes justement, il y en a de plus en plus. "Tous les mois" nous dit un aide-soignant. Pour l'infirmière responsable du service, c'est directement lié au manque de personnel : "on en a régulièrement parce que le personnel a moins de temps pour s'occuper des résidents. Ils déambulent davantage et se fatiguent."

Un contexte de travail particulièrement rude, qui peut pousser à l'épuisement. "Les gens craquent", explique l'un des aide-soignants, "j'ai fait un malaise au boulot. À cause de la fatigue et du stress de laisser des personnes âgées toutes seules dans le service. C'est la première fois que ça m'arrive en 17 ans." En janvier de l'année dernière, les syndicats de l'Ehpad avait demandé à bénéficier des fonds d’urgence débloqués suite aux premières manifestations des soignants. Aujourd'hui, ils attendent toujours.

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