Économie – Social

Areva va supprimer 2.700 postes en France d'ici 2017

Par Marina Cabiten, France Bleu mercredi 21 octobre 2015 à 9:41

Le siège d'Areva, à la Défense
Le siège d'Areva, à la Défense © Maxppp

Le groupe nucléaire français Areva, en pleine restructuration, a annoncé mardi qu'il allait supprimer 2.700 emplois en France d'ici à 2017, conformément à l'objectif de 3.000 à 4.000 suppressions de postes annoncé en avril.

C'est une confirmation, pas une surprise. Areva a annoncé mardi la suppression dans les deux années qui viennent de 2.700 postes en France. Le groupe nucléaire français est en pleine restructuration, et avait déjà évoqué en avril dernier entre 3.000 et 4.000 suppressions de postes. Ce nouveau chiffre tient compte des départs déjà enregistrés. 

Discussions à venir

Un porte-parole d'Areva a précisé qu'il avait déjà enregistré 800 départs depuis le début de l'année, hors plan de suppression d'emploi (PSE). Mais d'après la CGT, 1.300 départs ont déjà été enregistrés depuis le 1er janvier. Les prévisions de suppressions, site par site, "restent à décortiquer" au milieu d'un document de 800 pages. Elles feront l'objet de premières discussions lors d'un CCE prévu le 3 et 4 novembre

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Un sauvetage à tout prix

 Après une perte record de 4,8 milliards d'euros en 2014, Areva avait annoncé en avril ce plan de restructuration, qui prévoit d'ici à 2017 quelque 6.000 suppressions d'emplois dans le monde. Mais ces coupes dans la masse salariale ne suffiront pas : l'Etat entend injecter au moins 2,5 milliards d'euros dans le groupe nucléaire et céder à des investisseurs asiatiques un tiers de l'activité réacteurs, actuellement en cours d'acquisition par EDF. L'électricien doit préciser son offre "fin novembre", pour une finalisation prévue au dernier trimestre 2016. 

Détenu à 86,5% par des capitaux publics, Areva cherche à attirer des investisseurs chinois, et japonais. Des discussions seraient en court avec Mitsubishi selon le gouvernement.

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