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Arjowiggins : Plusieurs milliers de signataires demandent la nationalisation temporaire du site de Bessé-sur-Braye

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Deux mois après la fermeture de la papeterie Arjowiggins de Bessé-sur-Braye et la suppression de 600 emplois, des habitants du secteur ne veulent pas baisser les bras. Nadia Mattia a lancé une pétition qui demande la nationalisation temporaire de l'usine et a déjà recueilli plus de 8000 signatures.

Nadia Mattia souhaite atteindre les 10 000 signatures avant de déposer sa pétition à la préfecture
Nadia Mattia souhaite atteindre les 10 000 signatures avant de déposer sa pétition à la préfecture © Radio France - Maureen Suignard

Y aurait-il un espoir pour la papeterie d'Arjowiggins de Bessé-sur-Braye en Sarthe ? C'est en tout cas ce que veulent croire certains habitants, d'anciens salariés et des élus du secteur qui ont signé une pétition pour demander au gouvernement la nationalisation temporaire de l'usine ! 

A l'origine de ce texte, une retraité de Lavenay, Nadia Mattia, qui " ne veut pas se laisser faire." Elle n'a pourtant jamais travaillé à la papeterie mais elle considère que la fermeture de l'usine est l'affaire de tous. "On défend le droit de ne pas vivre dans un désert. Nous avons rencontré un député dans le Loir-et-Cher qui nous a dit "qu'est ce que vous voulez les grosses boîtes elles se battent, c'est naturel." Mais c'est nous qui payons ! Le chômage c'est pour nous, les impôts qui flambent, les équipements qui ferment parce qu'on ne peut plus les payer, c'est nous qui vivons mal après !" s'indigne Nadia Mattia. 

Un nouvel espoir ?

Le 17 mai dernier, le projet de reprise porté par le directeur Jean-Christophe Mailhan a été abandonné, faute de pouvoir envisager un redémarrage suffisamment rapide pour satisfaire les demandes des clients. Les près de 600 salariés licenciés en attendaient beaucoup. Nadia se défend de donner de faux espoirs aux 600 salariés licenciés puisque selon elle " le gouvernement peut décider dès demain la nationalisation temporaire s'il le souhaite." Depuis quelques semaines, elle entasse de plus en plus de pétitions dans son salon, et elle souhaite que cela continue. Elle a prévu de les remettre à la préfecture à la mi-juin, puis de se rendre à l'assemblée nationale avec d'autres signataires.      

Dans un courrier remis à la Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Dominique Le Mèner, le président du Conseil départemental de la Sarthe demande au gouvernement de n'exclure aucune piste : « Il me semble nécessaire de n’exclure désormais aucune solution, en s’interrogeant notamment sur une prise de contrôle temporaire des actifs de l’entreprise par l’État afin d’en préserver une reprise notamment pour la fabrication de papier recyclé puisque désormais, celle-ci n’existe plus en France » écrit l'élu. 

Ce lundi, le collectif auquel appartient Nadia Mattia organise une réunion publique à 19 h à la salle des fêtes la Pléiade de Bessé-sur-Braye pour poursuivre la mobilisation en faveur d'Arjowiggins.

Arjowiggins était le premier employeur de Bessé-sur-Braye, et fleuron de l'industrie papetière française. L'usine de papier recyclé fabriqué en France est une filière marquée par une demande en forte croissance.

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