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Économie – Social

Arjowiggins : il y a encore un espoir selon Thomas Hollande

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Par , France Bleu Maine

L'avocat des représentants du personnel d'Arjowiggins demande un délai supplémentaire avant que les machines de la papeterie soit vendues. Un plan de reprise élaboré par les anciens salariés est à l'étude pour savoir s'il est viable ou pas. Il faut donc gagner du temps.

Il y a encore un espoir de redemarrage de l'entreprise selon l'avocat des salariés d'Arjowiggins
Il y a encore un espoir de redemarrage de l'entreprise selon l'avocat des salariés d'Arjowiggins © Radio France - Boris Hallier

Bessé-sur-Braye, France

C'est une course contre la montre qui est lancée. Les anciens salariés d'Arjowiggins ont trois semaines pour convaincre le fonds d'investissement irlandais de ne pas vendre les machines de l'usine de Bessé-sur-Braye. Car à partir du 31 octobre, ils peuvent s'en débarrasser. "Ce que demandent les propriétaires des machines, c'est simple, c'est de l'argent" explique Thomas Hollande. " Car les machines sont en crédit bail, donc ils payent un loyer pour les détenir. Et donc on demande au mandataire liquidateur, on demande au Conseil Régional de négocier avec le propriétaire pour qu'il puisse laisser les machines en place jusqu'à la conclusion de l'étude qui doit prendre au maximum huit semaines". Cette étude indépendante doit déterminer si le projet de reprise élaboré par les salariés est viable ou pas. Mais elle a pris du retard car il manquait 45 000 euros pour la financer. Une somme finalement prise en charge par le Conseil Régional des Pays de la Loire

Thomas Hollande demande un délai supplémentaire avant la vente des machines. Le temps que l'étude sur le projet de reprise aille à son terme

Un projet de reprise mais pas de faux espoirs pour les salariés  

Ce plan de reprise prévoit "de reprendre une activité partielle sur le site de Bessé-Sur-Braye avec des produits qui ont, selon les salariés, le plus de valeur ajoutée et peuvent assurer la pérennité des emplois pendant, on l'espère, plusieurs décennies." Si les experts donnent leur feu vert, il faut pouvoir redémarrer rapidement l'activité. Il faut donc conserver les machines et de la matière première. Hier les ex-salariés d'Arjowiggins ont obtenu une première victoire en empêchant, du moins temporairement, la vente de pâte à papier. "C'est un site qui a été créé il y a 200 ans. Il est inconcevable et incompréhensible pour les salariés que ce site puisse fermer. Si ce projet est viable, il faudra que les pouvoirs publics, que la banque publique d'investissement se mobilisent et trouvent une solution de financement". 

Il y a encore un espoir de redémarrage de l'activité sur le site de Bessé-sur-Braye, selon Thomas Hollande

La B.P.I. dans le collimateur de Thomas Hollande

La deuxième étape est d'engager une action à responsabilité civile à l'encontre de Pascal Lebard, le président directeur du groupe Sequana (ancien propriétaire d'Arjowiggins) et la Banque Publique d'Investissement (principal actionnaire et créancier du groupe), responsables selon Thomas Hollande, de ce "désastre industriel. Ils n'ont pas investi un un centime d'euro pour la réindustrialisation de ce site et la pérennité des emplois. On nous dit qu'il y a 200 millions d'euros qui ont été investi par la B.P.I. Il n'y a pas un euro qui a servi à un investissement productif sur les sites Arjowiggins en France. Cet argent, il a servi à fermer successivement de sites et à cette stratégie de désindustrialisation". Pour Thomas Hollande, il ne s'agit pas de donner de faux espoir aux salariés d'Arjowiggins. "C'est l'étude indépendante qui dira si ce projet et viable ou pas économiquement et déterminer le besoin de financement".    

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