Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social DOSSIER : Les papeteries Arjowiggins dans la tourmente

Arjowiggins : l'offre de la dernière chance pour la papeterie de Bessé-sur-Braye

mardi 26 mars 2019 à 20:18 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

L'actuel directeur de l'usine, accompagné par quelques salariés, fait une nouvelle proposition qui permettrait de sauver un tiers des quelque 600 emplois. Principal obstacle : le financement. Les candidats à la reprise doivent rassembler 12,5 M€ d'ici jeudi soir. Les espoirs sont minimes.

Les salariés se réunissent une nouvelle fois ce mercredi matin
Les salariés se réunissent une nouvelle fois ce mercredi matin © Radio France - Bertrand Hochet

Nouvelle période d'attente pour les salariés sarthois des papeteries Arjowiggins, placées en redressement judiciaire. Le tribunal de commerce de Nanterre reporte sa décision. Il ne la rendra finalement que le vendredi 29 mars. Il devait se prononcer ce mardi. Mais le scénario a changé. Une toute dernière offre est à l'étude pour l'usine de Bessé-sur-Braye. Le tribunal s'accorde donc un délai supplémentaire pour trancher entre une liquidation ou une reprise partielle.   

Le maintien d'un emploi sur trois

Cette ultime proposition est portée par l'actuel directeur de l'usine de Bessé et plusieurs cadres. Elle est encore plus resserrée que les précédentes qui ont échoué puisqu'elle ne permettrait de conserver que 200 emplois environ, soit un tiers de l'effectif actuel. Et ce, en se concentrant uniquement sur certaines productions qui se vendent bien, par exemple les cartes Pokémon, le papier pour les affichages publics ou les supports pour le flocage de maillots.  

Les espoirs sont minces

Le plus important pour les prochains mois, disent les représentants du personnel, ce serait de maintenir une activité dans l'usine de Bessé-sur-Braye, pour conserver les clients. Quitte à augmenter la production ensuite et à réembaucher. Mais de l'aveu même de ses promoteurs, cette offre de reprise partielle a une chance infime d'aboutir. La raison est principalement financière. Les candidats doivent réunir 12,5 M€ en trois jours pour qu'ensuite, les deux régions : Centre Val-de-Loir et Pays de la Loire mettent la même somme sur la table. Elles sont prêtes à le faire. La loi, prévoyant que pour un euro d'argent privé investi, un euro de fonds public peut être débloqué.

"Trois jours c'est mieux que zéro !"

La députée Pascale Fontenel-Personne, invitée de France Bleu Maine, et le maire de Bessé-sur-Braye lancent un appel aux investisseurs. "Il s'adresse à tous les Français qui souhaitent soutenir un projet industriel qui est bon ! Il est porté par des gens qui sont là depuis vingt ou trente ans !" précise l'élue LREM de la 3è circonscription de la Sarthe. "Trois jours, c'est court mais c'est mieux que zéro. Et puis si jamais l'entreprise venait à être liquidée, cela ne nous empêchera pas de continuer à chercher ces fonds, même après la liquidation, pour redémarrer l'usine."   

La députée sarthoise Pascale Fontenel-Personne croit aux chances de sauver le site de Bessé-sur-Braye, même si l'entreprise est liquidée.

L'usine Arjowiggins du Bourray, à Saint Mars bénéficie, elle, déjà une offre de reprise partielle jugée sérieuse. La justice se prononce à son sujet ce vendredi 29 mars également.