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Économie – Social

Arjowiggins : une association envisage de nouvelles poursuites judiciaires

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Par , France Bleu, France Bleu Maine

Après la journée "Sarthe morte" de ce vendredi, l’association Action citoyenne pour l'intérêt général envisage de mener des actions en justice contre les dirigeants d’Arjowiggins et la Banque publique d’investissement.

Au micro, Nadia Mattia de l'association Action citoyenne pour l'intérêt général lors de la journée Sarthe morte
Au micro, Nadia Mattia de l'association Action citoyenne pour l'intérêt général lors de la journée Sarthe morte © Radio France - Alice Kachaner

Sarthe, France

Élus, syndicats, associations et partis politiques se sont mobilisés ce vendredi 20 septembre pour dire "stop à la désindustrialisation" de la Sarthe, six mois presque jour pour jour après la liquidation du papetier Arjowiggins.

Une journée initiée par l’association "Action citoyenne pour l'intérêt général" qui annonce désormais vouloir poursuivre la direction de l’entreprise et la Banque publique d'investissement.

L’association soupçonne un contexte frauduleux

Son avocat, maître Philippe Brun, en est persuadé, la faillite d'Arjowiggins serait frauduleuse. Il en veut pour preuve le versement de plus cinq millions d'euros à Antalis alors même qu’Arjowiggins était déjà en cessation de paiements. Les entreprises sont deux filiales du groupe Sequana. Selon Philippe Brun, Antalis ne pouvait donc ignorer la situation financière dans laquelle se trouvait Arjowiggins.  

"Il est avéré que la société Antalis a exigé juste avant le dépôt de bilan d’Arjowiggins, le remboursement de sommes d’au moins cinq millions d’euros, peut-être même de 20 millions. Tout cela est illégal puisque cela a été fait pendant la période suspecte, c’est à dire après le 15 novembre 2018",  explique l’avocat. Une créance qui aurait dissuadé ou empêché deux repreneurs potentiels de sauver l'usine.

Des sous-traitants en difficulté financière

L'avocat appelle donc les anciens intérimaires, salariés et fournisseurs comme Stéphane Isambert à entamer des poursuites. Sa scierie livrait des palettes en bois pour Arjowiggins. La fermeture de l’usine a été un coup dur pour sa trésorerie : "Une grande partie de notre activité dépendait de ce client, au moins 50 % de notre chiffre d’affaires. On a donc dû se séparer très rapidement d’un certains nombre de salariés et nous mettre également en situation de redressement judiciaire."

Maître Brun compte aussi poursuivre la Banque publique d’investissement en soulignant que la BPI était à la fois actionnaire et prêteur du papetier.

Les représentants de salariés d'Arjowiggins n'ont pour le moment pas été approchés par l'association. Ils préparent d'autres actions en justice avec leur propre avocat, maître Thomas Hollande.

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