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La nouvelle éco : l'Isérois Arturia porté par le besoin de créativité des musiciens

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Par , France Bleu Isère

L'entreprise iséroise, basée à Montbonnot, poursuit sa croissance. Créée il y a 20 ans, Arturia compte aujourd'hui une centaine de salariés. Son fondateur Frédéric Brun était l'invité de la Relance éco ce jeudi matin à 7h15 sur France Bleu Isère.

Arturia a fêté ses 20 ans
Arturia a fêté ses 20 ans - Arturia

Frédéric Brun, fondateur d'ARTURIA

France Bleu Isère : Vous concevez des synthétiseurs et des instruments virtuels. De quoi s'agit-il exactement?

Frédéric Brun : On conçoit des instruments de musique électronique : à la fois des logiciels qui permettent de faire du son, de la musique sur son ordinateur, et aussi du matériel comme des synthétiseurs, c'est-à-dire des claviers pour jouer de la musique via son ordinateur. Nous avons aussi d'autres produits comme des applications pour iPad et un certain nombre d'appareils périphériques comme des cartes-son qui permettent d'enregistrer les flux audio sur son ordinateur.

Et vous faites de revivre aussi des instruments mythiques : je pense aux vieux synthés des années 70 ou 80... 

Si on veut retrouver les sonorités des groupes comme les Beatles ou les Rolling Stones, il n'y a pas beaucoup de solutions : soit on a des échantillons de chacun des sons qu'ils utilisaient - c'est ce que l'on appelle "le sampling"- soit on utilise la synthèse, c'est-à-dire qu'on génère les mêmes circuits que les instruments de l'époque grâce à des modèles mathématiques. C'est ce que l'on fait chez Arturia.

Comment avez-vous traversé cette crise du Covid-19 ?

On la traverse bien, avec humilité parce qu'on est porté par un marché positif.  Cette situation (la crise du Covid-19, ndlr) est terrible pour beaucoup de gens ; pour nous ça n'a pas le même effet. Pour beaucoup c'est l'occasion aussi de se mettre à la musique. On a constaté pendant la période de confinement durant les mois de mars-avril-mai, plutôt un regain d'activité qui aujourd'hui se prolonge.  On est aussi très actifs, on a changé de méthode : on fait des live streams c'est-à-dire qu'on s'adresse aux utilisateurs sur internet à des horaires donnés ; on a mis en place des offres associés et pendant toute cette période de Covid-19 on a été auprès des utilisateurs. Aujourd'hui l'activité est bonne.

Il y a un besoin de créativité de la part des musiciens professionnels  comme amateurs ?

La période est difficile pour beaucoup de monde. Certaines personnes qui pouvaient consacrer une partie de leur budget à aller au restaurant - je parle de la période du confinement - partir en voyage ou faire du sport se sont dit : "je suis chez moi qu'est-ce que je peux faire ?" C'est vrai que la musique est une solution... C'est une période où on était assez naturellement guidé vers la créativité. C'était le bon moment pour le faire chez soi avec un peu de temps. 

Et puis aujourd'hui il y a quand même plein de possibilités pour faire de la musique facilement : sans être musicien on peut créer des morceaux ! Il y a tout un tas d'exemples, notamment sur la scène française, de musiciens qui ne sont pas nécessairement au départ des gens qui ont fait de la théorie, étudié le solfège ou pratiqué un instrument et qui arrivent à lancer des tubes!

Frédéric Brun, fondateur d'Arturia
Frédéric Brun, fondateur d'Arturia - Frédéric Brun
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