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Économie – Social

Ascométal en cessation de paiement, un candidat se déclare pour sa reprise

lundi 20 novembre 2017 à 23:37 Par Jordan Muzyczka, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Nord, France Bleu Provence, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Le groupe sidérurgiste mosellan Ascométal vient officiellement de se déclarer en cessation de paiement auprès du tribunal de grande instance de Strasbourg. Un candidat s'est manifesté pour reprendre le site. Il s'agit du géant et concurrent suisse Schmolz et BickenBach.

Le site d'Ascométal en Moselle, à Hagondange emploi près de 500 personnes, 1700 en France.
Le site d'Ascométal en Moselle, à Hagondange emploi près de 500 personnes, 1700 en France. © Maxppp - Anthony Picore

Hagondange, France

C'est un entre-deux un peu particulier que sont en train de vivre les 1 700 salariés du groupe Ascométal, tiraillés entre inquiétude et espoir, depuis qu'ils ont appris lors d'un conseil extraordinaire que l'entreprise allait prononcer la faillite du groupe.

Lundi 20 novembre, le groupe sidérurgiste s'est officiellement déclaré en cessation de paiement auprès de la chambre de commerce du tribunal de grande instance de Strasbourg. Un premier pas qui devrait conduire (vraisemblablement mercredi) vers un dépôt de bilan et un placement en redressement judiciaire.

Dans le même temps, le géant de l'acier suisse Schmolz et BickenBach, qui emploie près de 9 000 salariés, a prononcé une première offre de reprise.

"On s'y attendait... et tant mieux"

"L'offre d’acquisition [...] s'inscrit dans la stratégie [...] de jouer un rôle actif dans la consolidation de l'industrie de l'acier en Europe", peut-on lire dans le communiqué officiel de l'industriel helvète.

Une offre qui ne préfigure en rien une signature définitive de reprise. Mais déjà les syndicats approuvent. "Ce qu'il faut, c'est un industriel qui connait son domaine", explique Yann Amadoro, représentant pour le syndicat CGT, "et peu importe la nationalité, tant qu'il y a une pérennité pour le site et les salariés".

A la sortie de l'usine ce lundi, beaucoup n'osaient pas s'exprimer, preuve de l'inquiétude qui règne. Seuls des intérimaires se confient. "On est dans l'attente, on ne sait pas si on sera prolongé", déclare Florian un jeune homme en poste depuis un mois. "On s'y attendait, mais nous, tout ce que l'on peut faire c'est travailler", raconte Julian , présent depuis trois ans. Employé depuis 18 ans, Abdennour, qui a bien voulu se confier, ne cache pas son amertume:

On nous dit qu'on est un fleuron de l'industrie française. C'est navrant de voir cette situation. On a des familles, on travaille pour elles. Et quand on rentre à la maison, il faut continuer à sourire..."- Abdennour, employé chez Ascometal

Mais l'homme est surtout inquiet, pas à cause du redressement judiciaire probable -"On s'y attendait... et tant mieux. Avec un repreneur, il y aura enfin des investissements"- mais plutôt par le flou de cette reprise. Comme le rapporte la CFDT dans un tract distribué en interne, l'un des trois potentiels acquéreurs s'est retiré.

"Que l’État se manifeste"

Mais il n'est pas question de signer un blanc seing au gouvernement. "Que l’État se manifeste", renchérit Yann Amadoro, de la CGT. "Le gouvernement parle beaucoup de défendre l'industrie en France. Eh bien c'est le moment de le prouver". Des propos qui prennent un échos tout particulier, alors que le premier ministre Édouard Philippe devait présenter ses mesures... pour défendre l'industrie dans l'Hexagone.

Le maire d'Hagondange, Jean-Luc Mahler (DVD) y est également allé de son propos pour défendre la vitalité de son territoire:

Les grands laïus ne servent à rien. Ce qu'il nous faut ce sont des réponses! Ça signifie que le ministre de l'économie doit se bouger. Les parlementaires qui se sont mobilisés pour nous montrer que nous avons un pays En Marche, je leur demande de marcher et de faire fonctionner le dossier."- Jean-Luc Mahler, maire (DVD) d'Hagondange.