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Économie – Social

VIDÉO - Ascoval : il y a une "chance" de sauver l'usine de Saint-Saulve selon le ministre Bruno Le Maire

mercredi 31 octobre 2018 à 12:30 - Mis à jour le mercredi 31 octobre 2018 à 22:00 Par Eric Turpin, France Bleu et France Bleu Nord

C'est un espoir pour l'usine Ascoval, menacée de fermeture à Saint Saulve dans le Nord. L'offre de reprise d'Altifort est jugée "crédible et viable" par le cabinet d'experts qui a réalisé un audit et "solide" par le ministre de l'Economie. "Soulagés", les salariés ont voté la reprise du travail.

Réunion à Bercy sur l'avenir de l'usine Ascoval
Réunion à Bercy sur l'avenir de l'usine Ascoval - © Twitter / Fabien Roussel

Le ciel semble s'éclaircir pour Ascoval, l'usine de Saint Saulve dans le Nord menacée de fermeture. Son avenir était au cœur d'une réunion décisive ce mercredi matin à Paris entre le gouvernement, les élus, les salariés et les représentants des salariés. Il s'agissait de faire le point sur le projet de reprise d'Altifort, seul candidat au rachat de l'aciérie qui emploie 281 personnes.  

Un cabinet d'expert avait été mandaté pour réaliser un audit indépendant sur Ascoval et son carnet de commandes. Il a rendu ses conclusions. Il considère que le projet de reprise d'Altifort est "crédible et viable" selon Fabien Roussel, député PCF du Nord qui participe à cette réunion. 

Le cabinet d'expert estime à 180 millions d'euros l'argent nécessaire pour financer la reprise des pertes et les investissements. Mais il faut que l'usine d'Ascoval, actuellement à l'arrêt, "se remette au travail", selon des participants.

Le ministre de l'Economie Bruno  Le Maire a estimé que ce projet de reprise était désormais "solide" et qu'il faut le soutenir, toujours selon Fabien Roussel, député du Valenciennois, présent dans la salle de réunion. 

"Aujourd'hui, l'offre d'Altifort me paraît solide" même si "un certain nombre de fragilités subsistent", a déclaré aux syndicats et aux élus M. Le Maire, en assurant qu'il y avait "une chance" pour sauver le site de Saint-Saulve, en redressement judiciaire.  

"Je ne laisserai personne entraver une reprise crédible pour les salariés et pour le site industriel", a ajouté le ministre, "Si ça échoue, je rappellerai à Vallourec ses responsabilités : ils ont intérêt que la reprise marche mais je pense qu'il ne vaut mieux pas qu'ils se mêlent de la reprise car je ne peux pas déshabiller Pierre pour habiller Paul "

Des salariés entre espoir et prudence

Les salariés, qui faisaient grève et bloquaient l'aciérie du Nord depuis plus d'une semaine, ont voté mercredi soir en assemblée générale la reprise du travail lundi.

"Soulagés", ils restent cependant prudents à l'image de Nicolas, qui travaille depuis 14 ans chez Ascoval. "Sur une partition de musique, il y a plusieurs notes. C'est une note de jouée. Il reste encore d'autres notes à jouer. On sera content quand le projet dans son ensemble sera finalisé", explique-t-il à Hélène Fromenty.

Les salariés d'Ascoval ne travaillaient plus depuis le 23 octobre. Vendredi, ils avaient bloqué le site de production de Vallourec à Aulnoye-Aimeries dans le Nord pour mettre la pression sur le groupe et le gouvernement.