Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Assurance-chômage : décisions "au printemps", les règles revues pour les salaires élevés

-
Par , France Bleu

Le gouvernement a repris la main sur la réforme de l'assurance-chômage. Édouard Philippe a annoncé ce mardi des décisions "au printemps" et a confirmé deux pistes : l'incitation à recourir aux CDD et une réforme des règles concernant l'indemnisation des salariés les mieux payés.

Édouard Philippe accompagnée de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.
Édouard Philippe accompagnée de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. © AFP - Christophe Archambault

Après l'échec des négociations entre partenaires sociaux, le gouvernement a, comme promis, repris l'initiative sur la réforme de l'assurance-chômage. Édouard Philippe a donné des éléments de cadrage, ce mardi. À commencer par le calendrier : la réforme sera présentée "au printemps".

La ministre du Travail commencera cette semaine de larges consultations avec les partenaires sociaux et au-delà, a expliqué le chef du gouvernement. Elles seront suivies de la présentation des paramètres et mesures au printemps, puis de l'élaboration d'un décret pour une mise en oeuvre à l'été.

Recours aux CDD : le "bonus-malus" toujours "sur la table"

Le Premier ministre a également évoqué le fond de cette réforme, et a notamment rappelé la volonté du gouvernement d'inciter les entreprises à diminuer le recours aux CDD. "Personne ne nous a proposé à ce stade une meilleure solution que celle du bonus-malus", a-t-il déclaré. La mesure, qui vise à moduler les cotisations chômage payées par les entreprises en fonction de leur recours aux CDD, est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Elle est demandée par les syndicats mais vivement contestée par le patronat. Cette mesure est "sur la table", a sobrement commenté Édouard Philippe.

-

L'indemnisation des salariés les mieux payés dans le collimateur

Autre chantier évoqué : l'indemnisation des personnes percevant des salaires élevés qui se retrouvent au chômage. "Nous devons revoir notre système qui permet d'obtenir des niveaux d'indemnisation pour les salaires élevés qui sont trois fois supérieurs à ce qui se passe chez nos voisins", a déclaré le chef du gouvernement. Deux solutions s'offrent au gouvernement : la création d'un plafond pour les indemnités, ou l'instauration d'un système dégressif.

La gouvernance de l'Unédic, organisme qui gère l'assurance chômage, ne doit par ailleurs pas être remise en cause. Elle est actuellement confiée aux partenaires sociaux. Une réforme de cette gouvernance n'est pas dans le champ de la concertation qui commence, a rappelé le Premier ministre.

Un toilettage de Pôle emploi à venir

La ministre du Travail Muriel Pénicaud, qui accompagnait Édouard Philippe lors de sa conférence de presse, a profité de l'occasion pour rappeler que le gouvernement voulait "revoir en profondeur l'offre de services de Pôle emploi", afin de "la rendre plus réactive, plus intense, plus adaptée à la situation particulière des personnes d'un côté et des entreprises de l'autre". Une négociation tripartite est en cours entre l'Etat, l'Unédic et les partenaires sociaux sur cette question, en parallèle des négociations manquées autour de l'assurance chômage.

L'assurance-chômage, une rénovation déjà engagée 

Sur la question de l'assurance chômage, le gouvernement a déjà fait adopter en août 2018 le projet de loi "avenir professionnel". Il ouvre notamment la possibilité, sous conditions, de toucher des indemnités chômage après une démission. Selon les calculs de l'exécutif, entre 20 et 30.000 démissionnaires supplémentaires, en plus des 70.000 annuels déjà indemnisés dans des cas précis, et certains indépendants, devraient se voir ouvrir des droits. Cette modalité ne devrait cependant pas entrer en vigueur avant juillet 2019.

La loi avenir professionnel prévoyait également un renforcement du contrôle des chômeurs dont les modalités ont été précisées dans un décret publié le 31 décembre.

Dans une feuille de route publiée en septembre 2018 pour cadrer les négociations entre partenaires sociaux, l'exécutif avait déjà acté plusieurs axes de travail : trouver entre 3 et 3,9 milliards d'euros d'économies sur trois ans, accélérer le retour à l'emploi, réduire la précarité et désendetter l'Unédic.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess