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Dossier : Coronavirus Covid-19

Au centre commercial Muse de Metz, un premier jour de soldes sous l'œil des autorités

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Ce mercredi, c'est le premier jour des soldes, en Moselle, comme dans toute la France, dans un contexte très particulier. Protocole sanitaire oblige, les commerçants doivent respecter la jauge de 8m² par client sous peine de se voir sanctionner.

Un policier patrouille dans un centre commercial, à Metz
Un policier patrouille dans un centre commercial, à Metz © Radio France - magali fichter

Ce premier jour des soldes n'a décidément pas la même saveur que d'habitude. Dans la file d'attente d'un très grand magasin de prêt-à-porter, à l'étage du centre commercial Muse, à Metz, Stéphanie soupire derrière son masque à motif léopard, qu'elle porte déjà "huit heures par jour" au travail - elle est auxiliaire de vie. Sa fille, Marie-Ange, relativise : "c'est vrai que ça fait bizarre. On n'a pas l'habitude, mais si on doit faire demi-tour à chaque fois qu'il y a une file d'attente, on ne fait plus de shopping !"

Chaque boutique est responsable de sa jauge

Ici, à Muse, centre commercial bien connu des Messins, la jauge pour tout l'établissement est de 3.700 personnes, ce qui correspond à une personne pour huit mètres carré. "Notre PC sécurité est capable de savoir en temps et en heure combien de clients sont présents, et peuvent fermer les portes d'entrée le cas échéant", explique Christophe Guénier, le directeur technique et sécurité de Muse. "Mais ensuite, chaque boutique est responsable de sa propre jauge, et doit l'indiquer à l'entrée", précise-t-il.

Et la police est là pour vérifier que tout se passe bien. Dans l'ensemble, les commerçants jouent le jeu, mais les règles ne sont pas toujours claires. "Je viens de voir le responsable d'une boutique pour enfants, raconte Patrick Valentin, le directeur départemental adjoint de la sécurité publique. Sa jauge était de dix personnes, mais on lui avait dit de compter par familles. Sauf que si c'est une famille de quatre adultes, ça fait vite 40 personnes ! Je lui ai dit de compter dix adultes, et de ne pas comptabiliser les enfants."

Des policiers discutent avec le directeur d'une boutique, à Metz, le premier jour des soldes
Des policiers discutent avec le directeur d'une boutique, à Metz, le premier jour des soldes © Radio France - magali fichter

Casse-tête pour les commerçants

Un peu plus loin, Romain Alves gère la boutique Bluebox, une boutique sur deux étages... Avec deux quotas différents. Un casse-tête : "On a des badges à l'entrée, on sait qu'une fois qu'on les a tous distribués, le quota 'général' de la boutique est atteint. Mais c'est compliqué de gérer les flux entre le bas et le haut..." 

Ajoutez à cela le fait qu'il a moins de personnel : "Comme on ne sait pas si on va être reconfinés, on a pris moins de CDD. Mais finalement, on a presque autant de clients qu'un premier jour de soldes habituel. On est partagés entre le fait qu'on est contents de voir du monde, et le fait de devoir gérer la sécurité." Car malgré le Covid, les commerçants espèrent quand même voir les files d'attente s'allonger.

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