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Économie – Social

Au moins 3 000 manifestants pour le 1er mai dans le Nord-Pas-de-Calais

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Par , France Bleu Nord

Militants syndicaux et gilets jaunes ont défilé ce mardi matin notamment dans les rues de Lille. Une manifestation qui s'est déroulée dans le calme, excepté des heurts en marge du cortège officiel entre des anarchistes et gilets jaunes d'un côté et le force de l'ordre. Il y a eu des interpellations.

Environ 1 500 personnes ont manifesté dans les rues de Lille, ce mardi matin
Environ 1 500 personnes ont manifesté dans les rues de Lille, ce mardi matin © Radio France - Stéphane Barbereau

Lille, France

Le cortège, bon enfant, s'est élancé ce mercredi matin, de la Porte des Postes. Les habituels ballons géants de la CGT sont là, les drapeaux de Solidaires, de la FSU, de la CFDT, également. Beaucoup de gilets jaunes sont venus renforcer les rangs des militants syndicaux. Les combats sont communs mais les modes d'action ne sont pas toujours les mêmes. Les incompréhensions et déceptions sont également nombreuses envers le monde syndical de la part des gilets jaunes, comme Marie-Josée, retraitée du Valenciennois : 

Les syndicats sont là quand ça les intéresse même s'il y a des combats communs.

Une gilet jaune dans les rues de Lille, ce 1er mai 2019 - Radio France
Une gilet jaune dans les rues de Lille, ce 1er mai 2019 © Radio France - Stéphane Barbereau

Deux gilets jaunes réclament davantage de soutien et d'implication des syndicats dans leur mouvement

A ses côtés, Franck, gilet jaune sur le dos, fait cette proposition : "leur rôle, ce serait de bloquer les entreprises et pas de parader pour les photos ou les appels au micro. Même si ça fait 120 ans qu'ils luttent, ils devraient appeler à la grève générale mais il y a une jonction à faire entre [nos deux mouvements], on est complémentaires".

Les "Marianne" étaient positionnées sur les marches du théâtre Sébastopol, à Lille - Radio France
Les "Marianne" étaient positionnées sur les marches du théâtre Sébastopol, à Lille © Radio France - Stéphane Barbereau

Philippe, gilet jaune venu de Calais, n'est pas satisfait des dernières annonces d'Emmanuel Macron, notamment la réindexation des pensions de retraites sur l'inflation à partir de 2020 : "Beaucoup de gens seront morts de faim d'ici là, parce qu'on attend encore un bout de pain dans le frigo, de la viande. On ne peut plus se nourrir, finir les fins de mois".

Je ne lâcherai jamais rien, s'il faut mourir pour nourrir mes enfants, je mourrai !

Les revendications sociales se vivent à deux pour ce couple dans le défilé lillois - Radio France
Les revendications sociales se vivent à deux pour ce couple dans le défilé lillois © Radio France - Stéphane Barbereau

Des heurts avec les forces de l'ordre

L'immense majorité des manifestants ont défilé dans le calme mais vers 11h30, une partie du cortège a commencé à dévier du parcours officiel, depuis la rue Gambetta pour se diriger vers la rue de Solférino, puis la rue Nationale. Les 200 anarchistes et gilets jaunes ont alors été repoussés par les gendarmes mobiles qui ont tiré une vingtaine de grenades lacrymogènes, place de Strasbourg. 

Les forces de l'ordre ont joué au chat et à la souris près du boulevard de la Liberté - Radio France
Les forces de l'ordre ont joué au chat et à la souris près du boulevard de la Liberté © Radio France - Stéphane Barbereau

Les forces de l'ordre ont procédé à des interpellations. Juste avant, Philippe, pointait du doigt les violences policières au fil des manifestations depuis le 17 novembre, soutenant même le rôle des Black Blocs : 

Jamais un black bloc ne m'a tapé dessus par contre des policiers, oui !

Dialogue entre un militant CGT et un gilet jaune dans le cortège lillois

Joël, militant syndical à la retraite, raconte sa dernière manifestation à Paris, le samedi 27 avril : "une fois, je suis tombé par terre, ils m'ont ramassé, m'ont donné ce qu'il fallait : un masque et des petites ampoules pour les yeux". Philippe estime même que leur présence dans les manifestations ont permis au mouvement des gilets jaunes de peser face au gouvernement : 

Les syndicats, sans violences, n'ont jamais obtenu ce que les gilets jaunes ont obtenu en 6 mois