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Aubusson : des acomptes pour sauver deux boutiques de chaussures

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu Limousin

C'est ce qu'on appelle un mauvais timing : un couple de Creusois a repris au début du mois de mars deux boutiques de chaussures, à Aubusson. Pour survivre au confinement imposé à cause du coronavirus, ils proposent un système d'acompte, dans l'espoir de récupérer un peu de trésorerie.

Capture d'écran GoogleMap
Capture d'écran GoogleMap

Sophie Charbonnel et Gaetan Dessemont ont travaillé pendant longtemps sur ce projet : reprendre les boutiques de chaussures Au Chat Noir et les 1000 Pattt, à Aubusson. Après avoir passé l'été dernier à travailler aux côtés des anciens propriétaires, après avoir effectué des travaux dans les commerces, après avoir renouvelé le stock de chaussures... ils ont finalement pris le relais. Grande ouverture : le 3 mars. Tout juste dix jours plus tard, ils devaient fermer boutique, en raison du confinement pour lutter contre la crise sanitaire du Covid-19.

Des acomptes pour ne pas couler

"On s'attendait à un mois de mars un peu difficile, c'est traditionnellement une période assez creuse pour notre type de commerce, explique Sophie Charbonnel. Mais pas à ce point. On a fait un tout petit chiffre d'affaire la première semaine, l'ambiance était déjà morose." Ensuite, il a fallu fermer. Plus aucune vente de possible. Puis, l'annonce est tombée : le confinement se poursuivra au moins jusqu'au 11 mai. Alors, depuis mardi 14 avril, comme beaucoup de commerçants qui essaient d'inventer les moyens de s'en sortir, ils ont imaginé une solution pour ne pas couler : ils proposent des acomptes.

Ce ne sont pas des dons

"Ce ne sont pas des dons, insiste Sophie Charbonnel. Nous ne nous le permettrions pas, des associations, les soignants ont besoin d'aide et de dons. Ce sont des acomptes, comme un paiement en deux fois sans frais." Lorsque l'on se rend sur les sites internet des boutiques, une page s'affiche, qui propose d'aider les commerçants. On peut allouer le montant souhaité. Quand la quarantaine sera levée et que les magasins ouvriront, on pourra alors acheter des chaussures dans l'un des deux magasins et le montant de l'acompte sera déduit. "Quelques clients ont déjà participé, c'est une aide très précieuse, apprécie Sophie Charbonnel. Même si nos fournisseurs ont décalé les factures, même s'il y a des aides de l'État, ce n'est pas du 100%, nous devons toujours payer des charges et le salaire de notre employée."

Une facture de 40 000 euros à régler avant juillet

Pour lancer les boutiques, le couple a dû renouveler le stock, qui avait été liquidé par l'ancien propriétaire. C'est une facture de 40 000 euros à régler avant juillet. Ils n'ont pas non plus de passif, un filet de sécurité en attendant des temps meilleurs. Enfin, ils n'ont pas encore pu constituer un fichier clients qui leur permettrait de faire connaître leur initiative largement. Cette idée d'acompte, "pour nous, c'est l'espoir de pouvoir garder nos magasins, conclut Sophie Charbonnel, sans certitude, malheureusement."

D'autres initiatives en Limousin

Sophie Charbonnel et son compagnon ne sont pas les seuls à opter pour ce genre de concept. Ailleurs en Limousin, des commerçants proposent des bons d'achats à acheter sur internet et à utiliser dès que les commerces rouvriront. C'est le cas de quatre boutiques guérétoises : éAlexandre Fourgeau Piquand", "Au fil des pages", "Paties Fleurs", "Petits d’homme". Elles ses sont toutes inscrites sur la plateforme sauvetoncommerce

A Eymoutiers en  Haute-Vienne, l'association de commerçant "Eymoutiers cœur de ville" a lancé sa propre plateforme de vente de bons d'achats. Au niveau national, les sites internet sauvons nos commerces et soutien-commercant-artisan, proposent aussi ce genre de démarches. 

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