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Économie – Social

Aucune offre de reprise n'est retenue pour Aigle Azur, la compagnie aérienne cesse son activité ce vendredi

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Par , France Bleu

Aucune offre de reprise de la compagnie aérienne Aigle Azur n'a été retenue par le tribunal de commerce d'Évry. "Aucune solution pérenne" n'a été proposée, a déplore la présidente du tribunal.

Les salariés d'Aigle Azur manifestent devant le tribunal de commerce d'Évry.
Les salariés d'Aigle Azur manifestent devant le tribunal de commerce d'Évry. © Maxppp -

"Aucune solution pérenne" de reprise n'ayant été proposée, la compagnie aérienne Aigle Azur va cesser son activité dès ce vendredi soir. Le tribunal de commerce d'Évry a en effet écarté toutes les offres déposées. La présidente du tribunal a déploré "les désistements ou les absences d'offres concrètes, l'absence de moyens financiers des candidats crédibles", "l'indétermination de la provenance des fonds" ou encore "l'irrecevabilité de certaines propositions".

Deux offres de reprise avaient été déposées. L'une émanait de deux anciens responsables d'Air France, Lionel Guérin et Philippe Micouleau, offre conditionnée à l'obtention d'un prêt participatif de 15 millions d'euros auprès de l'Etat. L'autre était présentée par Lu Azur, actionnaire minoritaire d'Aigle Azur à hauteur de 19%.

1.150 emplois menacés

Aigle Azur emploie quelque 1.150 personnes, dont 800 en France et 350 en Algérie. Les onze avions sont cloués au sol depuis le 7 septembre faute de liquidités, et la compagnie aérienne a été placée en liquidation judiciaire le 16 septembre avec poursuite d'activité jusqu'au 27 pour permettre aux repreneurs de peaufiner leurs offres. Des syndicats avaient appelé l'État à accorder un "prêt relais d'environ 35 millions d'euros pour sauver" la compagnie. "Le redressement judiciaire ayant été prononcé le 2 septembre, le temps nécessaire à la publicité indispensable pour trouver des capitaux suffisants a été bien trop court", avaient-ils plaidé.

Les syndicats avaient notamment cité l'exemple de la compagnie allemande Condor, filiale du voyagiste britannique en faillite Thomas Cook, qui a obtenu mardi un prêt relais garanti par l'Etat allemand de 380 millions d'euros, lui permettant de continuer à voler.

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