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Économie – Social

Autolib' : le ton monte entre Anne Hidalgo et le groupe Bolloré

lundi 4 juin 2018 à 18:41 Par Sylvie Charbonnier, France Bleu Paris et France Bleu

Le ton est encore monté d'un cran, ce lundi, entre la maire de Paris et le groupe Bolloré, à propos de la dette d'Autolib'. Anne Hidalgo parle de sommes "abracadabrantesques", alors que Bolloré estime à 293 millions d'euros de déficit d'Autolib'. La ville serait en contact avec des constructeurs.

Autolib'
Autolib' © Radio France - .

Paris, France

Tout a commencé la semaine dernière, quand le groupe Bolloré a rendu public ses chiffres sur le déficit d'Autolib' : 293 millions d'euros. L'industriel réclame maintenant à la Ville de Paris et aux communes accueillant les petites voitures grises, 40 millions d'euros par an, rappelant que, lors de la signature du contrat, Bolloré s'était engagé à éponger d'éventuelles pertes, à hauteur de 60 millions d'euros, pas davantage. 

Ce samedi, dans le journal Les Echos, Anne Hidalgo avait qualifié les sommes annoncées d'"extravagantes", affirmant qu'il était "hors de question que les communes et donc les contribuables les prennent à leur charge".  Rappelant, dans les colonnes du journal, qu'Autolib' avait été inventé il y a dix ans, avant les VTC ou le free floating et qu'il fallait, à présent, se projeter sur un nouveau mode de transport. 

Ce lundi, réaction, très colère, du groupe Bolloré, qui affirme, par communiqué, avoir pris connaissance avec "stupéfaction" des déclarations d'Anne Hidalgo et qui rappelle que le fonctionnement d'Autolib' "a donné parfaitement satisfaction sur le plan technique - longévité des batteries, robustesse des véhicules, fiabilité des services de réservation et de systèmes informatiques, efficacité et empathie des 500 salariés embauchés pour faire fonctionner le service". 

Et de conclure le communiqué en insistant : "Comme pour Vélib', qui a été récemment reconcédé à un tiers, le Syndicat peut parfaitement reconcéder s'il le souhaite, le service Autolib' à un nouvel opérateur". Le conflit s'envenime donc, alors que se tient, ce début de semaine, le Conseil de Paris.