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Économie – Social

Autolib' : un déficit abyssal de 294 millions d'euros d'après le groupe Bolloré

jeudi 31 mai 2018 à 18:30 Par Sylvie Charbonnier, France Bleu Paris

Une nouvelle épine dans le pied de la Ville de Paris : Autolib' afficherait un déficit de 293 millions d'euros, d'après le groupe Bolloré, en charge du service, qui réclame 40 millions d'euros par an, jusqu'à 2023, fin de sa concession. La Mairie de Paris conteste les chiffres.

Autolib dans la tourmente
Autolib dans la tourmente © AFP - Jean Isenmann

Paris, France

En Ile de France, en plus de la ville de Paris, ce sont 97 communes qui ont installé les bornes des petites voitures grises en libre service. Et ce sont elles qui vont devoir payer la facture de la dette abyssale annoncée par le groupe Bolloré : 293 millions d'euros. Alors, certes, les discussions sont toujours en cours, entre le syndicat mixte Autolib' Vélib' Métropole et l'industriel qui confirme à France Bleu Paris, avoir envoyé "une notification du défaut d'intérêt économique".  Mais cette annonce pourrait coûter très cher à la mairie de Paris et par conséquent, aux contribuables, dans la mesure où la facture pourrait s'inscrire dans le budget des différentes villes concernées. 

A la signature du contrat, le groupe Bolloré s'était engagé à assurer les pertes de ce service public, à hauteur de 60 millions d'euros, le reste étant à la charge des communes, au prorata du nombre de bornes installées. Le compte n'y étant pas, l'industriel réclame maintenant 40 millions d'euros par an jusqu'en 2023, date de la fin de la concession. Une somme jugée extravagante et injustifiée par la mairie de Paris. 

L'opposition monte au créneau

Au sein du Conseil de Paris, c'est l'émoi chez les élus. La vice-présidente du groupe UDI-Modem, Maud Gatel, dénonce le manque de transparence et réclame un débat éclairé sur "cette question qui concerne tous les parisiens".  De son côté, la présidente du groupe LR au Conseil de Paris et maire du 5ème arrondissement, Florence Berthout, demande la publication d'un audit sur Autolib'. pour Danielle Simonnet, élue La France Insoumise, " ce n'est pas à la Ville de gérer les pertes et à Vincent Bolloré d'encaisser les profits. Ca suffit!" 

Malgré leurs différences d'analyses, tous les élus s'accordent à reconnaitre que les habitudes de transports ont changé dans la capitale, depuis l'implantation d'Autolib', il y a sept ans, à un moment où les VTC n'existaient pas et ne s'étaient pas déployés comme aujourd'hui, ni les transports partagés sur Internet. Reste que, après les panneaux JC Decaux, le fiasco des Vélib' version Smovengo, les ratés de Streeteo et maintenant la dette d'Autolib', la Ville de Paris est, une nouvelle fois dans une situation plus que difficile.