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Automobile : l'usine Renault du Mans sera impactée par le plan d'économie du constructeur selon la CGT

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Par , France Bleu Maine, France Bleu

Renault doit dévoiler vendredi son plan d'économie de deux milliards d'euros. Il pourrait se traduire par des fermetures d'usine et des suppressions de postes. Si le site du Mans ne semble pas menacé, il sera forcément impacté selon la CGT.

Renault emploie 2.107 personnes au Mans en CDI (chiffre de la direction, au 31 décembre 2014)
Renault emploie 2.107 personnes au Mans en CDI (chiffre de la direction, au 31 décembre 2014) © Radio France - Bertrand Hochet

Les spéculations et les effets d'annonces sur l'avenir de Renault vont bon train depuis quelques jours. Le constructeur automobile français déjà fragilisé avant l'épidémie de coronavirus, doit dévoiler vendredi un plan d'économie de deux milliards d'euros. Selon les informations du Figaro, 5.000 postes pourraient être supprimés d’ici à 2024. Pas de licenciements secs mais plutôt des départs en retraite qui ne sont pas remplacés. 

"Je n'ai pas entendu parler de ce chiffre", réagit ce mercredi sur France Bleu Maine, Fabien Gâche, employé de l'usine Renault du Mans et délégué central CGT Renault France. "Mais on devrait en savoir plus demain [jeudi] soir. Il y a un comité central qui se réunit à 18h30 et logiquement les élus devraient connaitre le contenu du plan que Renault va rendre public". 

L'usine du Mans forcément impactée selon la CGT

Si des menaces planent sur l'usine de Flins (Yvelines), Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), Dieppe (Seine-Maritime) et la Fonderie de Bretagne à Caudan, le site du Mans qui emploie 2.000 personnes ne serait pas en ligne de mire. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne sera pas impacté précise Fabien Gâche. "Il le sera forcément. Dès lors que l'usine de Flins ne fabriquera plus de véhicule; dès lors que les trois véhicules fabriqués à l'usine de Douai ne seront pas remplacés, il est bien évident que cela va impacter l'usine du Mans. Le site sarthois fournit les châssis pour la Zoé et la Micra assemblées à Flins. Et on fait les châssis pour les trois véhicules de Douai. Très concrètement, c'est plus de 300.000 "trains" en moins pour l'usine du Mans. Donc cela un impact important sur l'activité du site".  

Selon Fabien Gâche, délégué central CGT Renault France, l'usine du Mans sera forcément impactée par le futur plan d'économie du constructeur automobile

Effets d'annonce 

Mardi, Emmanuel Macron a mis la pression sur Renault en demandant des garanties en terme de préservation de l'emploi et des usines en France, sous peine de ne pas bénéficier du prêt de garanti par l'Etat de cinq milliards d'euros. Pas de quoi rassurer Fabien Gâche : "On connait déjà le scénario. On utilise la presse pour annoncer des fermetures de sites, totalement injustifiées, et puis le gouvernement a besoin de justifier ce prêt de cinq milliards en expliquant que l'engagement est de maintenir l'usine de Flins par exemple. Alors que l'on sait très bien, en interne, que si le site des Yvelines est maintenu mais ne fabrique plus de véhicules, l'usine est condamnée à plus ou moins brève échéance".   

La pression mise sur Renault par Le chef de l'Etat n'est que de la poudre aux yeux et de la communication selon Fabien Gâche

La CGT pas convaincue par le plan de sauvetage détaillé par le chef de l'Etat 

Huit milliards d'euros, c'est le montant astronomique du plan de soutien à l'automobile dévoilé mardi par Emmanuel Macron. Un secteur automobile mis à genou par le coronavirus. Le volume de vente de voiture a chuté de 80 % en France ces deux derniers mois. Alors pour une relance rapide des ventes, le président a annoncé une augmentation des primes à la conversion et du bonus écologique pour l'achat d'un véhicule électrique.  

Pour Fabien Gâche, ce plan ne propose pas de stratégie industrielle sur le long terme : "Si on prend la gamme Renault, actuellement la France fabrique un seul véhicule électrique qu'est la Zoé. C'est un véhicule très cher parce que le prix d'achat c'est 30.000 euros. Alors que les hybrides électriques de Renault sont fabriqués respectivement en Turquie et en Espagne. Donc les primes vont peut-être permettre l'achat de voitures hybrides mais cela ne va pas se traduire par plus d'activité en France. Ce sont des pays où l'activité est déjà soutenue qui vont en bénéficier". 

Fabien Gâche rappelle que la marque au losange "a perdu 25.000 emplois déjà depuis 2004. Des pertes qui résultent d'une stratégie exclusivement financière et qui s'est traduit par des externalisations d'activité et des délocalisations". Selon le délégué CGT, le plan d'économie qui a fuité dans la presse "est la poursuite et l'amplification de cette stratégie. Si le gouvernement et la direction ne revoient pas leur copie, cela risque de se traduire par une disparition pure et simple de Renault".    

Pour Fabien Gâche, ce n'est pas la revalorisation du bonus écologique qui va pérenniser l'activité de Renault en France

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