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Automobile : reprise du travail à la fonderie Sam après 23 jours de blocus et des engagements de Renault

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Par , France Bleu Occitanie

Les salariés de l'équipementier automobile aveyronnais Sam, en grève dans l'attente "d'une offre de reprise sérieuse", ont repris le travail ce jeudi 6 mai, après avoir reçu "des engagements de Renault", leur principal donneur d'ordre, selon la CGT de la fonderie de Viviez près de Decazeville.

Les salariés de la SAM, la fonderie de Viviez dans l'Aveyron , reprennent le travail après 63 jours de blocus et des engagements du groupe Renault
Les salariés de la SAM, la fonderie de Viviez dans l'Aveyron , reprennent le travail après 63 jours de blocus et des engagements du groupe Renault © Radio France - Louis Fontaine

Les salariés de la fonderie aveyronnaise SAM qui bloquaient le site de Viviez près de Decazeville depuis 23 jours dans l'attente d'une offre de reprise sérieuse de la fonderie qui fabrique des pièces pour Renault , ont repris le travail ce jeudi 6 mai, après avoir reçu "des engagements de Renault", leur principal donneur d'ordre, selon la CGT.  

Renault garantirait le maintien de 250 emplois

"Nous avons reçu des engagements du groupe Renault hier (mercredi) qui nous garantissent de pouvoir maintenir au moins 250 emplois, plus notre bureau d'études et de maintenance", a indiqué David Gistau, délégué CGT de la Société aveyronnaise de métallurgie (Sam).   

Cette fonderie automobile, qui appartient depuis 2017 au groupe chinois Jinjiang, a été placée en redressement judiciaire.  Les 357 salariés bloquaient le site du bassin de Decazeville depuis 23 jours après le retrait de la seule offre de reprise présentée par le groupe espagnol CIE Automotive, qu'ils jugeait inacceptable.  Cette offre prévoyait la suppression de 214 emplois et un projet industriel qui n'était "pas viable" et aurait signé "la mort du site", selon la CGT.  

Depuis le retrait début avril de ce repreneur, les salariés ont multiplié les rassemblements à Decazeville et à Rodez, appelant l'Etat et surtout le groupe Renault à prendre leur responsabilité pour trouver "un repreneur français".  

Un repreneur français, ancien patron de la SAM

"La balle était dans le camp de Renault, le constructeur a avancé. Nous attendons maintenant qu'un repreneur sérieux se présente", a ajouté M. Gistau.  Le syndicaliste indique, par ailleurs, que les représentants syndicaux ont eu "un premier échange" avec le groupe Alty que dirige Patrick Bellity, un ancien patron de la Sam, qui serait porteur "d'un vrai projet social et industriel" pour leur entreprise.  

Patrick Bellity, ex-patron de la fonderie emblématique du bassin de Decazeville, a confirmé sur France Bleu Occitanie qu'il va  déposer dans les prochains jours une offre de reprise pour le site aveyronnais. Il a dirigé la fonderie pendant dix-huit ans et aujourd'hui il veut croire au savoir-faire local. Actuel PDG de SIFA Technologies à Orléans, l'industriel a visité la SAM en début de semaine et attend de connaitre les conclusions de son audit pour présenter son offre de reprise.

Le tribunal de commerce de Toulouse a fixé au 17 mai prochain la date butoir pour une nouvelle offre de reprise de la société aveyronnaise.

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