Économie – Social

Autoroutes : une action collective pour faire baisser les tarifs des péages

Par Julie Guesdon, France Bleu Auxerre et France Bleu Bourgogne vendredi 13 février 2015 à 8:27

Le gouvernement a déjà suspendu la hausse des péages prévue au 1er février
Le gouvernement a déjà suspendu la hausse des péages prévue au 1er février © Maxppp

L'ancienne ministre Corinne Lepage a annoncé ce vendredi qu'elle lançait une action collective contre les sociétés autoroutières pour réclamer "un juste prix de péage".

C'est une pression supplémentaire en faveur de la baisse du prix des péages. Après la suspension de la hausse des péages par le gouvernement, c'est maintenant une action collective qui est lancée contre les sociétés d'autoroute. Dans l'édition de ce vendredi du Parisien, l'ancienne ministre de l'environnement Corinne Lepage a expliqué qu'elle souhaitait, par ce biais, réclamer*"un juste prix de péage"* sur cinq portions** construites depuis des décennies.

Les signataires dénoncent un "tarif actuel [...] au moins 20% supérieur à ce qu'il devrait être " , selon l'avocate qui coordonne cette action sur actioncivile.com. 

Un rapport de la Cour des comptes pointait cette surévaluation en 2013

L'action collective se base sur un rapport de la Cour des comptes de juillet 2013, dans lequel étaient soulignées "des hausses de tarifs nettement supérieures à l'inflation et [...] un rapport de force plus favorable aux concessionnaires qu'aux pouvoirs publics" . Mais ces pratiques, selon l'avocate, "sont toujours à l'œuvre" qui affirme que "l'automobiliste se fait plumer" .

Sont visées l'autoroute A1 (Paris - Lille), A6 (Paris - Lyon), [A7 (Lyon - Aix-en-Provence)](http://www.francebleu.fr/infos/autoroute/une-action-collective-contre-le-prix-des-peages-de-l-autoroute-a7-2145595 ), A9 (Montpellier - Le Perthus) et l'A13 ( Paris - Caen) , des portions notamment gérées par la Sanef, la SAPEN, APRR et les ASF et construites dans les années 1960-1970, qui ont, depuis longtemps, été amorties.

Jusqu'au mois de juin, tout automobiliste qui a emprunté l'une de ces portions au cours des cinq dernières années peut remplir un formulaire et demander un remboursement de 20% .

Le remboursement sera-t-il effectif ? Les sociétés autoroutières ne semblent pas inquiètes, à l'image du délégué général de l'Association des sociétés françaises d'autoroutes. Jean Mesqui s'est en effet dit "serein" : "les tarifs sont négociés avec les services de l'État avant d'être validés, ensuite par le Conseil d'État."