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Somme : une table ronde pour améliorer les conditions de travail des auxiliaires de vie

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Par , France Bleu Picardie

C'est une profession essentielle mais mal considérée. A l'initiative du député insoumis François Ruffin, une table ronde était organisée lundi au Conseil Départemental sur l'amélioration du métier d'auxiliaire de vie.

Illustration - une aide à domicile chez des personnes âgées
Illustration - une aide à domicile chez des personnes âgées © Maxppp - LARTIGUE STEPHANE

C'est une profession essentielle mais trop mal considérée. A l'initiative du député insoumis de la Somme François Ruffin, une table ronde était organisée lundi au Conseil Départemental sur l'amélioration du métier d'auxiliaire de vie sociale. Entre emploi du temps à trous, bas salaires et risques d'accidents du travail, les difficultés sont nombreuses.

Entouré par le collectif des AVS en colère et de Sabine Verhaegen, la directrice du groupe amiénois Ozange, qui emploie 250 salariés, François Ruffin formule dix propositions pour changer les conditions d'exercice de ces postes très souvent précaires et occupés à plus de 80% par des femmes

Les propositions de François Ruffin pour améliorer les conditions de travail des auxiliaires de vie sociale

Dix propositions

Ces dix propositions sont formulées à partir des témoignages d'aides à domicile, notamment du département de la Somme. Beaucoup de ces auxiliaires de vie ont des emplois du temps à trou : une heure le matin, une demie heure le midi ou le soir chez un particulier. A la fin du mois, la fiche de paye ne pèse pas bien lourd. Marylise Grellier, qui travaille à Péronne gagne un peu plus de 650 euros. "J'aime mon travail, je suis à fond dedans, ma satisfaction c'est de rendre service aux gens. J'essaye de les faire sourire, ça vaut tous les salaires mais bon, si on pouvait avoir un peu plus", souffle t-elle. 

Une convention de misère

L'une des pistes pour enrayer la précarité, c'est de changer la convention de l'aide à domicile. Pour Sabine Verhaegen "c'est une convention de misère, les frais de déplacement n'ont pas augmenté depuis trois ans. Pour quelqu'un qui arrive, le coefficient est en dessous du SMIC." Autre gros problème pointé par les auxiliaires de vie comme Léa Duvivier, une Amiénoise de 30 ans : le risque d'accident travail. 

"Je m'occupais d'une dame très âgées, de 107 ans qui n'avait pas de matériel chez elle pour qu'on puisse la lever ou faire une toilette correctement", se souvient-elle. Et elle en paye les conséquences avec des douleurs aux cervicales qui ont causé un accident de travail. Elle est en arrêt de travail depuis cinq mois. Parmi les propositions présentées au cours de la table ronde, il y a l'établissement d'un diagnostic des domiciles des bénéficiaires ou encore la demande d'un audit sur les conditions de travail à l'Agence Régionale de l'Amélioration des Conditions de travail. 

La réponse du Conseil Départemental

Pour la plupart des intervenants qui se sont exprimés lors de la table ronde, les améliorations passent en partie par l'action politique des collectivités et notamment celle des Conseils Départementaux. Celui de la Somme "mobilise 350 millions d'euros pour son budget des solidarités", a défendu Françoise Nguyen, directrice générale solidarités et de l'insertion en l'absence des élus de la majorité de droite. 

"Dans le plan de relance, le Conseil Départemental a adopté tout de suite le principe d'une prime de 1 000 euros, a fourni du matériel de protection contre le coronavirus et ensuite, sur le métier d'auxiliaire de vie sociale c'est vrai qu'il y a un taux de sinistralité énorme, il est de 100 pour 1000 contre 50 pour 1 000 par exemple dans le bâtiment. Face à ces risques d'accidents au travail, il a été décidé que serait financé dan,s chacun des cinq territoires de la Somme, un poste de préventeur pour pouvoir former et limiter ces risques."

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