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Avallon : Les salariés de l'usine RKS en grève contre la fermeture du site, 141 emplois menacés

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Par , France Bleu Auxerre

À Avallon, dans l'Yonne, la majeure partie des 141 salariés de l'usine RKS sont en grève depuis ce lundi 2 novembre pour protester contre la fermeture du site envisagée par la direction d'ici 2023.

Les salariés RKS bloquent le site depuis le lundi 2 novembre
Les salariés RKS bloquent le site depuis le lundi 2 novembre - Christopher Ferreira

A Avallon, 90% des salariés du site RKS, qui produit des roulements d'orientation, sont en grève depuis ce lundi 2 novembre au matin. Ils se mobilisent contre la fermeture de l'usine d'ici 2023. La mauvaise nouvelle, pressentie depuis plusieurs mois, leur a été confirmée par la direction lors d'une réunion à la mi-journée. "Tout sera rapatrié à Saint-Cyr, à la maison-mère SKF France", rapporte le Christopher Ferreira délégué syndical FO. 141 emplois sont menacés dans l'Avallonais.

Fermeture du site d'ici 2023

Cela faisait plusieurs années que l'usine icaunaise battait de l'aile. "Aujourd'hui elle est complètement délabrée, les machines sont vétustes. Depuis 2016, l'expert-comptable tire la sonnette d'alarme", raconte le salarié dans l'entreprise depuis 2006. "Mais pour la direction, tant que ça fonctionnait, tant qu'on arrivait à livrer des clients et tant qu'on arrivait à s'en mettre dans les poches, c'était bon. On y allait. Sauf qu'aujourd'hui on commence à perdre de la clientèle."

Des salariés qui éprouvent à la fois de la déception et de l’écœurement. "Les salariés n'ont jamais rien lâché. Quand on leur a annoncé quelques coups durs, on était là. On fait quarante heures et demi par semaine. On fait des heures supplémentaires le samedi, le dimanche, c'est parfois limite avec le code du travail, on a toujours été flexibles."  Des employés qui se sentent "bernés", comme le maire d'Avallon, Jean-Yves Caullet. "Ça fait trois ans, qu'à chaque fois que des inquiétudes ont été émises, soit par la mairie, soit par les représentants des personnels sur un recentrage des activités vers Saint-Cyr, on nous a toujours répondu "mais non, pas du tout". Et en fait, le pot aux roses est découvert."

L'élu exprime sa solidarité avec les salariés et promet de "tout faire avec l'Etat et les régions pour maintenir une activité industrielle dans une zone rurale". Le préavis de grève est illimité. 

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