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Économie – Social

Avec le Brexit, l'interrogation sur les exportations de produits laitiers

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Par , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique

A 15 jours du Brexit, les entreprises qui exportent au Royaume-Uni s'inquiètent pour la logistique et pour l'emploi. Chez Laita, la coopérative laitière bretonne, le Royaume-Uni est le premier client à l'international.

Laita exporte notamment du camembert au Royaume-Uni (illustration)
Laita exporte notamment du camembert au Royaume-Uni (illustration) © Maxppp - J. Pfeiffer

Région Bretagne, France

"Un accord est encore possible cette semaine", affirme Michel Barnier, le négociateur de l'Union européenne, "les discussions ont été intensives pendant le week-end" et lundi à propos du Brexit. Le Royaume-Uni doit sortir de l'Union européenne le 31 octobre. 

Et ça pose question pour les entreprises bretonnes qui exportent, comme la coopérative laitière Laita (Paysan Breton, Régilait, Mamie Nova). Elle exporte à l'international du camembert, du brie, de l'emmental. Ce sont 15% de ses volumes d'export : "La Grande-Bretagne est notre _premier marché européen_", rappelle Yvan Borgne, directeur export des produits de grande consommation. "On exporte près de 5.000 tonnes de produits là-bas et nous avons une filiale qui importe des produits du continent."

On est à 15 jours de l'échéance et il n'y a toujours pas d'accord après deux reports

Accord ou pas accord de sortie, l'entreprise doit se préparer, surtout au niveau logistique : "Nous nous sommes préparés au Brexit du mieux que nous pouvons. En participant à des réunions avec tous les acteurs mobilisés pour avoir le cadre le plus clair possible. Même si le cadre n'est pas encore très clair à 15 jours de l'échéance. Cette nuit, nous avons fait un test en condition de Brexit dur à Cherbourg. Nous aurons les résultats dans la matinée."

Le plus difficile à envisager, c'est le retour des frontières

"Le plus difficile à envisager, c'est le retour des frontières, mais nous savons déjà le faire puisque nous exportons dans 90 pays dans le monde. Le risque est un ralentissement de la chaîne logistique dans un moment crucial pour nous puisque novembre et décembre sont les deux mois les plus importants de l'année vers ces destinations. La plus grosse inquiétude, c'est le _ralentissement de nos livraisons alors que l'on travaille sur des denrées périssables_. Chaque jour est important dans la chaîne logistique. Cette pression dans une période aussi importante que Noël serait préjudiciable pour nos ventes."

Et ce Brexit n'impacte pas que la logistique : "En attendant, on n'embauchepas car on ne sait pas si ces nouvelles équipes seront utiles ou pas."

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