Économie – Social

Avenir toujours incertain pour le groupe de décolletage Maike Automotive dans la vallée de l'Arve

Par Marie Ameline, France Bleu Pays de Savoie jeudi 5 octobre 2017 à 11:14 Mis à jour le jeudi 5 octobre 2017 à 11:30

Les salariés de Maike Automotive au tribunal de commerce de Grenoble
Les salariés de Maike Automotive au tribunal de commerce de Grenoble © Radio France - Marie Ameline

Ce mercredi, le tribunal de commerce de Grenoble a prolongé la procédure de sauvegarde du groupe de décolletage Maike Automotive et fixé une nouvelle audience au 7 novembre.

Les représentants du personnel des quatre sites industriels du groupe Maike Automotive avaient fait le déplacement ce mercredi au tribunal correctionnel de Grenoble dans l'espoir d'en apprendre davantage sur les suites de la procédure de sauvegarde engagée début août pour faire face aux difficultés financières du groupe de sous-traitance automobile auquel appartiennent les entreprises de Bonneville et Thiez, Franck et Pignard, EMT et Précialp, ainsi que Peugeot Japy dans le Doubs. Au total 1500 emplois directs sont concernés, dont un millier en Haute-Savoie, tous très inquiets pour leur avenir et impatients que des solutions soient trouvées.

"Quel gâchis! Quand je vais dire aux collègues que c'est reporté au 7 novembre, ça va rajouter à l'inquiétude"

Les salariés désabusés à la sortie de la salle d'audience

Une inquiétude accrue ce mercredi à Grenoble à l'énoncé des chiffres énoncés par les administrateurs judiciaires. "Maike Automotive perd un million d'euros par mois, ses dettes cumulées se montent à cent millions d'euros ; comment en est-on arriver là alors que nos carnets de commande sont pleins" s'interroge Jorge Da Silva, le représentant des salariés de Précialp.

"Il faut faire vite car nos clients sont en train de chercher des plans B"

Si le tribunal de commerce a reporté l'audience au 7 novembre, c'est d'une part pour donner le temps à la dizaine d'actionnaires financiers et industriels de dire s'ils sont prêts à renflouer les caisses et à injecter de l'argent frais dans Maike Automotive, d'autre part pour attendre le résultat de l'audit industriel mené actuellement sur tous les sites. Un audit que les salariés réclamaient depuis plusieurs années, et dont ils attendent beaucoup. Ils ne sont pas les seuls.

"La question prioritaire est de savoir si Maïke Automotive est capable de générer à nouveau des bénéfices"

Cette interrogation formulée par les juges ce mercredi, et rapportée par les salariés présents, doit en partie trouver sa réponse dans les conclusions de l'audit qui seront remises à la fin de ce mois d'octobre aux administrateurs judiciaires.