Économie – Social

BA 112 : après les avions, une ferme

Par Eric Turpin, France Bleu Champagne-Ardenne jeudi 5 mars 2015 à 9:33

L'ancienne base aérienne 112 de Reims vue du ciel
L'ancienne base aérienne 112 de Reims vue du ciel © Bernard Sivade - MaxPPP

Une ferme pourrait voir le jour sur l'ancienne base aérienne de Reims-Bétheny. Le projet est porté par la Chambre d'agriculture de la Marne. Il s'agirait d'une ferme expérimentale pour tester à grande échelle les nouvelles techniques de culture et de mécanisme agricole.

Les mirages F1 sont partis depuis quatre ans. Les militaires aussi. Que faire de la BA 112 de Reims ? Parmi les pistes de reconversion, une ferme expérimentale. C'est le projet porté par la Chambre d'agriculture de la Marne avec la profession et les collectivités.  

Cette ferme aurait pour but de tester à grande échelle les nouvelles techniques de cultures et de mécanisme agricole. Elle s'étendrait sur 200 hectares. La production serait destinée au Pôle de recherche de la bioraffinerie de Pomacle. Premier semis l'été prochain si tout va bien. 

Il ne resterait plus qu'à trouver une solution pour les 150 hectares qui restent, essentiellement des batiments, la piste et les accès goudronnés. Au total, 350 hectares dont l'agglomération de Reims sera bientôt propriétaire. Il faut encore s'entendre avec l'armée sur la transaction financière. 

Le projet de ferme expérimentale semble faire l'unanimité. Il séduit en tout cas l'association Vacarmes qui regroupe notamment les riverains du terrain militaire. Depuis la fermerture de la BA 112 en 2011, elle s'est vigoureusement opposée à tous les projets de reconversion. 

Le reportage de Monique Derrien

"La profession agricole a besoin de cette ferme expérimentale"

Les agriculteurs se disent impatients de pouvoir travailler dans cette ferme expérimentale. "Grâce à cette ferme et en lien avec la bio raffinerie de Pomacle-Bazancourt, nous pouvons devenir une référence européenne de la bio économie" , explique Maximin Charpentier, le président de la Chambre d'agriculture de la Marne, qui répond aux questions de Monique Derrien.

Maximin Charpentier, président de la Chambre d'agriculture de la Marne