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Baisse de 40 % de fréquentation dans les commerces bordelais : "Il faut une mesure forte"

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Par , France Bleu Gironde

Les commerces du centre-ville de Bordeaux constatent une baisse de 40% en septembre par rapport à la même période l'année dernière. Les touristes sont beaucoup moins présents depuis que la ville est en zone rouge mais les commerçants remarquent aussi une baisse des clients girondins.

Les commerces du centre de Bordeaux enregistrent une baisse de fréquentation de 40% en septembre 2020 par rapport à la même période l'année dernière.
Les commerces du centre de Bordeaux enregistrent une baisse de fréquentation de 40% en septembre 2020 par rapport à la même période l'année dernière. © Radio France - Solène de Larquier

Ces derniers jours, rares sont les passants à avoir bravé la pluie pour se rendre dans le centre-ville, mais le mauvais temps n'explique pas tout. Selon la Chambre du Commerce et de l'Industrie de Bordeaux-Gironde, les commerces du centre de Bordeaux enregistrent une baisse de fréquentation de 40% en septembre par rapport à la même période l'année dernière.

Sonia, une Bordelaise, s'est rendue rue Saint-James, dans le quartier de la Grosse cloche, pour acheter un cadeau. Elle flâne à présent devant une vitrine de prêt-à-porter mais n'entre pas. "Je privilégie les petits magasins donc je suis venue pour trouver ces brosses à mon amie" dit-elle en montrant le cadeau avant de reprendre : "Mon budget est limité. Je fais partie des gens très impactés par la crise : je travaille dans la culture donc je n'ai plus d'activité du tout... le shopping, ce n'est pas forcément quelque chose que je fais en ce moment.

A l'intérieur de cette boutique indépendante, il n'y a pas un chat, à part Sandy derrière le comptoir : "On a passé un été plutôt correct et là septembre c'est une catastrophe... mais je ne veux pas continuer dans un discours de plainte. Si on ouvre un commerce, si on ouvre une boîte, le but c'est quand même de la faire vivre. Bon, là on est en mode survie mais on avance." Comme cette gérante ne se verse plus de salaire depuis fin 2017 et n'avait pas d'employé, elle n'a pas eu droit à la plupart des aides liées à la crise mais elle fait un paris pour cette rentrée : "_J'ai pris des apprentis grâce aux aides sur leurs contrats_, parce que eux aussi galèrent." 

Internet explose, au détriment des achats en magasin

A côté des vêtements et chaussures, Sandy fait aussi relais colis, une activité qui explose : 40 à 60 colis par semaine en ce moment au lieu de 20 avant le confinement. "C'est une petite commission donc on ne fait pas ça pour l'argent, mais pour faire venir des gens qui ne seraient pas entrés autrement. Pour qu'ils flashent sur quelque chose et reviennent. D'habitude ça marche comme ça mais pas en ce moment, ils prennent le colis et repartent direct." La gérante ne s'avoue pas vaincue pour autant : "Je me dis que s'ils arrivent à acheter sur internet c'est qu'il me manque juste un petit  truc pour qu'ils viennent acheter chez nous." Sandy a réduit ses collections mais commence quand même à prévoir la prochaine saison.

"Il faut une mesure pour toute la ville : la gratuité des transports pour faire revenir les gens dans Bordeaux"

De l'autre côté de la place Fernand Lafargue, Danielle Pandanx s'affaire dans l'arrière boutique de "Danielle retouche" où elle a installé la carte du quartier avec les 90 boutiques qu'elle représente. Elle préside l'association des commerçants du quartier Saint-Paul Grosse cloche. "On se demande si les annonces à la télé font peur... C'est vrai qu'on est boycotté par les touristes depuis que Bordeaux est en zone rouge.Et surtout, on s'aperçoit que les toutes les personnes qui habitent autour de Bordeaux Métropole ne viennent plus du tout et c'est très inquiétant." Danielle Pandanx met en avant les bonnes pratiques des petits commerçants en matière de mesures sanitaires : "Comme c'est petit, on fait rentrer les gens au compte goutte, on contrôle le port du masque, etc." Elle salue les aides mises en place par le gouvernement, "beaucoup de gens y ont eu droit, la CCI a fait un super travail" souligne Danielle Pandanx pour qui il faut aujourd'hui une toute autre mesure : la gratuité des transports en commun. "Les transports, cela bénéficierait à toute la ville, ce serait une mesure incitative forte. Si on ne peut pas la mettre en place tout le temps pour des raisons budgétaires, au moins le mercredi et le samedi, le jour des enfants." 

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