Économie – Social

Baisse des APL, baisse des loyers... le plan logement inquiète les bailleurs sociaux de la Loire

Par France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 13 septembre 2017 à 20:00

AMOS 42 regroupe les seize bailleurs sociaux du département, dont Loire Habitat qui gère les ensembles de la Chapelle à Andrézieux-Bouthéon
AMOS 42 regroupe les seize bailleurs sociaux du département, dont Loire Habitat qui gère les ensembles de la Chapelle à Andrézieux-Bouthéon © Maxppp - Celik Erkul

Les bailleurs sociaux de la Loire attendent le plan logement définitif avec une certaine inquiétude. Ils se demandent quelle sera la baisse des aides personnelles au logement (APL) qu'ils devront compenser en baissant leurs loyers.

"Nous sommes légalistes, si le gouvernement nous demande de baisser les loyers nous le ferons..." Norbert Serot préside l'AMOS 42, l'association des maîtres d'ouvrage stéphanois, qui regroupe les seize bailleurs sociaux de la Loire. Autant d'organismes d'HLM qui gèrent au total 59.000 logements.

Déjà des conséquences avec l'hypothèse de 5 euros de baisse des APL

"Nous avions fait un calcul sur la base d'une baisse de cinq euros (hauteur à laquelle le gouvernement a annoncé la diminution des aides au logement en juillet, ndlr)" , explique celui qui dirige l'OPH de l'Ondaine. "C'est globalement un manque à gagner d'1,7 à 1,8 million d'euros, par an pour l'ensemble des organismes sur le département de la Loire". "Ça veut dire que ce sont par exemple 80 logements qui ne pourraient pas être construits, ou 170 logements qui ne seraient pas réhabilités", précise Norbert Sirot.

Et maintenant que d'autres montants circulent, de l'ordre de 50 euros par mois ? Norbert Sirot préfère ne pas y penser. "On mettrait véritablement en péril le modèle du logement social à la française, qui a fait ses preuves depuis des décennies, surtout dans la Loire".

Quant à la possibilité de se rattraper sur les surloyers, c'est à dire plus élevés du fait du niveau de vie des locataires - dont les revenus dépassent de 20 % les plafonds de ressources -, ce ne sera pas la solution dans la Loire : "Nous ne sommes pas à Paris ! Je pense que c'est moins de 5 % de nos logements". "Où est le parc privé ? ", s'interroge aussi le président de l'association des bailleurs sociaux de la Loire. L'union sociale de l'habitat, qui regroupe plus de 700 organismes dans le pays, demande à être reçue par le président de la République.