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Économie – Social

Baisse des APL : "Il y a urgence", répond Christophe Castaner

mercredi 26 juillet 2017 à 10:47 - Mis à jour le mercredi 26 juillet 2017 à 16:54 Par Boris Hallier, France Bleu

Dans une interview accordée au journal Le Parisien, le porte-parole du gouvernement répète que la baisse des allocations logement est nécessaire. Christophe Castaner rappelle les économies attendues : 150 millions d'euros.

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. © Maxppp - Thomas Padilla

"La meilleure façon d'être populaire c'est de ne rien faire !" Voilà ce que répond Christophe Castaner à propos des conséquences politiques de la baisse des APL de cinq euros par mois.

"J'assume le fait que ça peut paraître brutal, mais si on ne fait rien, on ne pourra pas payer l'APL à la fin de l'année", justifie le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement dans Le Parisien, ce mercredi.

"4,5 milliards d'économie"

Pour le gouvernement, l'objectif est de réaliser au total 4,5 milliards d'économie pour ramener le déficit à 3%. La baisse des APL fait partie des mesures du gouvernement pour y parvenir.

"Nous nous sommes engagés envers les Français à ne pas augmenter les impôts. (....) Pour l'APL, ce qui est étonnant dans la polémique, c'est que le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, l'avait annoncé le 12 juillet à l'Assemblée et qu'il y avait déjà eu des arbitrages pour baisser l'APL sous le gouvernement précédent", assure Christophe Castaner.

Une réforme globale

En pleine polémique sur la baisse des allocations, le gouvernement en a rajouté en annonçant une "réforme globale" des aides au logement. Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, juge le système actuel "pervers" avec un "budget global d'aides au logement de 30 milliards d'euros en France", ce qui constitue un "record en Europe". Mercredi, il a déclaré avoir "reçu tous ceux qui ont quelque chose à dire" sur cette baisse des APL.

Pour l'Union sociale de l'habitat, qui regroupe plus de 600 bailleurs, le gouvernement a là "un discours extrêmement dramatisant et stigmatisant pour les personnes les plus modestes".

"On mélange des choux et des carottes", s'insurge son directeur général, Frédéric Paul. "Dans le monde HLM où les loyers sont réglementés, ces aides profitent intégralement à leurs 3 millions de bénéficiaires".