Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Bals de villages, kermesses et fêtes du 14 juillet seront bien autorisés cet été !

-
Par , , France Bleu Isère

L'été arrive et forcément avec les fêtes de quartiers dans les villes et les villages. Comment cela va se passer alors que l'épidémie de coronavirus est toujours là ? Arnaud Thénoz, président délégué de la Fédération nationale des comités des fêtes était notre invité sur France Bleu Isère.

Quand on pense aux fêtes populaires de l'été, forcément cela évoque le feu d'artifice du 14 juillet (illustration).
Quand on pense aux fêtes populaires de l'été, forcément cela évoque le feu d'artifice du 14 juillet (illustration). © Getty - -

La fin de l'année et les vacances d'été arrivent à toute vitesse. Un moment privilégié pour faire la fête dans les quartiers des villes jusqu'aux plus petits villages. Et l'Isère ne déroge pas. Bals, kermesses, feu d'artifices du 14 juillet. Le gouvernement a autorisé la tenue de ces moments populaires mais en respectant un protocole sanitaire. Arnaud Thénoz, président délégué de la fédération nationale des comités des fêtes était notre invité ce vendredi matin sur France Bleu Isère pour en parler.

ECOUTEZ l'interview d'Arnaud Thénoz, président délégué de la fédération nationale des comités des fêtes

Nicolas Crozel - Quand on parle de l'arrivée de l'été, on pense à ces fêtes dans les quartiers des villes et dans nos villages. C'est aussi le moment de la réouverture des bars, des restaurants et des salles de spectacles. Qu'est ce que l'on vous a dit pour les kermesses et fêtes de villages ?

Arnaud Thénoz - On va pouvoir reprendre l'organisation de nos manifestations festives dans les prochains jours avec un protocole sanitaire très strict et aussi des levées de contraintes pour fêter le 14 juillet correctement.

Cela veut dire quoi des levées de contraintes ? Moins de jauge ? Ce n'est pas évident sur un bal de 14 juillet de ne pas dépasser la jauge.

C'est ça. En fait, l'Etat a consenti, avec les maires de France, sur le fait qu'il sera difficile de faire respecter l'ensemble des contraintes qui étaient initialement prévues sur ces festivités populaires, organisées sur l'espace public, où il y une multitude d'accès possibles et énormément de population qui se déplace. Donc l'Etat a souhaité levé les contraintes sanitaires liées à la jauge, à la quantité de public mais aussi à pouvoir reprendre correctement ces festivités.

Vous allez, par contre, devoir fournir du gel hydroalcoolique, obliger le port du masque ?

Ce sera aussi contraint à quelques règles élémentaires que l'on connait aujourd'hui à savoir le port du masque obligatoire et la mise à disposition de gel hydroalcoolique pour que tout le monde puisse se protéger.

Ces festivités sont la plupart du temps gratuites. On mise sur la buvette. Comment on en organise une avec une menace de coronavirus ?

Alors, il faut bien avoir à l'esprit que les buvettes telles qu'on les connait aujourd'hui ne pourront pas se tenir. Il va falloir s'adapter un petit peu. La consommation au comptoir sera interdite mais les buvettes à accès libre pourront être ouvertes. Chacun prendra sa boisson pour aller la boire, à table ou assis, loin des endroits où la population se rassemble pour récupérer sa boisson.

Vous avez négocié d'arrache pied certaines garanties. Ces fêtes, c'est une économie. Il y a des bénévoles mais aussi, en bout de chaîne, des professionnels de l'animation, des DJs, des orchestres qui ont été au chômage. Tout cela pèse. Il était temps que cela reprenne ?

Il était temps que cela reprenne. Ce qu'il faut savoir, c'est que les 25.000 comités des fêtes en France représentent environ 10 milliards d'euros de dépenses chaque année auprès de 25 corps de métiers différents qui nous aident à organiser nos festivités. Ces gens là, aujourd'hui, sont soit interdit de travailler pour des raisons sanitaires ou n'ont pas de travail parce que nous n'organisons rien. Il était important de reprendre. Mais cela va être progressif parce que des contraintes complémentaires peuvent être prises par les préfets. Mais on va essayer, dans la mesure du possible, d'organiser 50% des festivités qui sont possibles d'organiser cet été, même si on sera loin d'un été festif tel qu'on les connaît. On sera là pour accompagner ceux qui organisent ces moments.

Vous ciblez le 14 juillet mais normalement le top départ de tout ça c'est le 21 juin, c'est la fête de la musique. Elle n'aura pas lieu à Grenoble, Bourgoin-Jallieu et dans plein d'autres lieux. La fête de la musique, on l'oublie cette année et on espère que tout ça sera possible à partir du 1er juillet ?

Effectivement, tout ce que l'on a obtenu sera applicable dès le 1er juillet. Pour la fête de la musique, le protocole que l'on a reçu fait 7 pages et est impossible à mettre en oeuvre. Il est complété par quelque chose que l'on va défendre et dénoncer, c'est la mise en place d'arrêtés préfectoraux systématiques. Et les derniers en date, c'est l'interdiction de jouer de la musique dans la rue. Comment voulez vous que les organisateurs fassent quoi que ce soit si on leur dit qu'ils peuvent faire, avec des contraintes difficiles et de l'autre côté sans musique sur la voie publique. Il y a vraiment une contradiction qu'on va essayer de lever si nous voulons reprendre les festivités à partir du 1er juillet.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess