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Économie – Social

Banque alimentaire et agriculteurs main dans la main pour aider les plus démunis en Haute-Vienne

jeudi 21 juillet 2016 à 18:08 Par Julien Balidas, France Bleu Limousin

Pour la deuxième année consécutive en Haute-Vienne, la Banque alimentaire distribuera des tonnes de pommes de terre aux plus démunis. Opération nommée "de la terre à l'assiette" et rendue possible grâce à un partenariat avec l'association Cendrecor et l'AMOMA 87. Le projet est en pleine expansion.

Trois hectares d'avoine blanche ont été moissonnés près d'Oradour-sur-Glane
Trois hectares d'avoine blanche ont été moissonnés près d'Oradour-sur-Glane © Radio France - Julien Balidas

Haute-Vienne, France

L'an dernier, plus de douze tonnes de pommes de terre ont été distribuées par la Banque alimentaire aux 15 000 bénéficiaires de l'association en Haute-Vienne. "Cette année, on s'attend à plus" espère la présidente de la Banque alimentaire 87 Mireille Bréchet.

De l'avoine pour ne plus réclamer d'argent aux collectivités

Pour le lancement du projet en 2015, tous ces acteurs ont eu besoin d'un petit coup de pouce. Des subventions de la part des collectivités. Le but c'est "de ne plus frapper à leurs portes" explique Ernest Sorin, le président de Cendrecor Agro Ecologie qui réunie une centaine d'agriculteurs en Haute-Vienne. Pour ce faire, ils ont semé et moissonné de l'avoine."On a récolté plus de 160 quintaux d'avoine blanche sur trois hectares. Cela va être transformé en flocons d'avoine puis vendu. L'argent permettra de financer la culture des pommes de terre dans les années qui viennent."

Du miel pour l'an prochain

Cette année, une quantité de pommes de terre semblable à celle de 2015 devrait être récoltée, sur un demi hectare. Mais il y aura du nouveau l'an prochain : du miel. "Depuis qu'on a modifié la donne agronomique et envisagé de nouvelles cultures comme la luzerne,  on a des plantes à fleurs en abondance. Et les apiculteurs y trouvent leur bonheur donc on a signé une convention avec eux" ajoute Ernest Sorin.

Autre point positif : l'image des agriculteurs. "On est souvent pointés du doigt. Avec ce genre d'opération, on veut montrer qu'on est à l'écoute, qu'on s'interroge sur l'avenir de notre profession et qu'on est là pour nourrir les hommes. Tous les hommes."

L'idée devrait continuer à germer. D'autres s'y sont mis en tout cas. En Bretagne et en Creuse notamment.

Le reportage près d'Oradour-sur-Glane.