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Économie – Social

Baskonia Alavès veut racheter le FC Sochaux-Montbéliard

vendredi 22 juin 2018 à 19:18 Par Hervé Blanchard, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon

Fin du suspense. Les Espagnols du Baskonia Alavès se portent officiellement candidats au rachat du FC Sochaux-Montbéliard. Le patron du groupe basque, déjà en charge de la gestion du FCSM, l'a annoncé ce lundi tout en présentant son projet de restructuration drastique du club.

Haritz Kerejeta, le directeur général de Baskonia Alavès, a annoncé l'intention de son groupe de racheter le FCSM
Haritz Kerejeta, le directeur général de Baskonia Alavès, a annoncé l'intention de son groupe de racheter le FCSM © Radio France - Hervé Blanchard

Sochaux, France

C'était comme une évidence depuis quelques semaines, c'est désormais une certitude. Les Espagnols du Baskonia Alavès sont officiellement candidats au rachat du FC Sochaux-Montbéliard. Le groupe basque, chargé de la gestion du FC Sochaux-Montbéliard depuis le mois d'avril, a annoncé ce vendredi 22 juin 2018, son intention de devenir à terme le propriétaire du club doubien. C'est l'engagement tacite pris avec l'actuel actionnaire, le chinois Wing Sang Li. Les négociations se poursuivent. En attendant, Baskonia Alavès a décidé de commencer une cure d'austérité pour redonner une santé financière au FCSM qui a perdu, selon un diagnostic de Baskonia, plus de 35 millions d'euros en 10 ans. Ils comptent donc radicalement changer de gestion en appliquant un autre modèle économique, accompagné d'une restructuration interne au club.

Baskonia Alavès déclare sa flamme au FCSM

Que Baskonia Alavès veuille devenir le propriétaire du FCSM n'a finalement rien de surprenant. Haritz Kerejeta a déclaré sa flamme au club jaune et bleu devant la presse ce vendredi "_Nous sommes tombés amoureux de Sochaux_. Et ce depuis notre premier contact l'an dernier. Sochaux a un énorme potentiel. Bien sûr, le climat social est lourd, plus qu'on le pensait d'ailleurs, mais ça ne nous effraie pas" explique le directeur général de Baskonia. "On avait deux solutions, soit venir et commencer à restructurer le club, soit attendre que le bateau coule. Et malgré le manque de confiance à notre égard, on est déjà là".

"Le rachat ? C'est comme avec sa femme, il faut être d'accord sur tout"- Haritz Kerejeta, DG de Baskonia Alavès

"Maintenant le rachat, ça ne dépend pas que de nous" poursuit le patron du Baskonia. "On est deux dans l'histoire, c'est comme avec sa femme, il faut être d'accord sur tout" ironise Haritz Kerejeta "Nous on respecte notre engagement. On est là pour trois saisons. Est-ce que l'actionnaire chinois respectera le sien, autrement dit d'accepter de nous revendre le FCSM, ça je ne le sais pas" conclut le dirigeant espagnol.

Un changement de modèle économique 

En attendant de pouvoir devenir propriétaire du FCSM, le groupe Baskonia Alavès a donc décidé d'agir, fort de son expérience de 35 ans. Comment ? En appliquant un changement radical de modèle économique. On peut même parler d'une véritable cure d'austérité parce que le groupe basque a fait son diagnostic. Pour les Espagnols, le FCSM vit au-dessus de ses moyens depuis 10 ans déjà. "Le club ne fait que perdre de l'argent, près de 4 millions d'euros environ chaque saison" explique Haritz Kerejeta. "La politique du mécenat qui couvre les pertes a vécu. Le mode de gestion de Sochaux est caduque, plus en phase avec la réalité économique actuelle. Il faut faire des économies à tous _les étages du club, et générer des revenus_". Le patron de Baskonia cite un exemple frappant. "Les frais de déplacement du FCSM sont plus importants que ceux du club de basket et de football d'Alavès réunis. Pour nous, ce n'est pas normal, c'est le signe d'une mauvaise gestion". Baskonia a par ailleurs repensé l'organigramme du FCSM et redéfini une stratégie commerciale plus agressive pour générer de nouveaux revenus censés soulager les finances du club.

Haritz Kerejeta, le directeur général de Baskonia Alavès (au centre), a exposé le plan de restructuration du FCSM - Radio France
Haritz Kerejeta, le directeur général de Baskonia Alavès (au centre), a exposé le plan de restructuration du FCSM © Radio France - Hervé Blanchard

Une gestion sans sentiment

Baskonia tranche aussi dans le vif. Des prestataires du club (société d'entretien des pelouses, du nettoyage du stade, ou le responsable de la sécurité) ont vu leurs collaborations prendre fin assez brutalement. Beaucoup trop gourmands financièrement pour certains selon les Espagnols. "Si quelqu'un dit aimer le FCSM et se remplit le porte-monnaie, il ne respecte pas le club. C'est une hypocrisie et on l'a rencontrée chez certains prestataires (sans les citer). Avec nous aux commandes, plus personne ne volera le FCSM". conclut le patron de Baskonia. La révolution espagnole est en marche à Sochaux, et visiblement, elle ne laisse pas de place aux sentiments.