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"Beaucoup d'heures pour rien" : les livreurs de repas souffrent de la réouverture des terrasses

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

A Châteauroux, les terrasses des bars et restaurants sont bondées depuis leur réouverture. Une aubaine pour les professionnels. Mais cela provoque une chute d'activité brutale pour les livreurs de repas.

A Châteauroux, les livreurs de repas passent beaucoup de temps à attendre les commandes en ce moment
A Châteauroux, les livreurs de repas passent beaucoup de temps à attendre les commandes en ce moment © Radio France - Solène de Larquier

On les voit sillonner les rues du centre-ville de Châteauroux, passer de la place de la République à la place Monestier. Les livreurs de repas sont nombreux. Mais les commandes se sont effondrées depuis la réouverture des terrasses des bars et restaurants, mercredi 19 mai. "On faisait 2.000 euros par mois et maintenant on tourne entre 1.000 et 1.200. Les gens préfèrent manger en terrasse surtout avec le retour du beau temps", rumine Alexis, 22 ans, qui utilise la plateforme Uber Eats. 

De moins en moins de commandes pour ces livreurs de plus en plus nombreux

La situation de ce livreur est loin d'être isolée. En fin de matinée, Wallid reçoit enfin une alerte sonore sur son téléphone portable. "Je suis là depuis 9 heures et ça sonne enfin à 11h47", soupire ce père de trois enfants. Cette commande ne va lui rapporter que 4,47€. "Il faut charbonner et vraiment bosser. C'est dur parce que j'ai les petits à nourrir", ajoute Wallid, dont le seul travail est celui de livreur.

J'en ai marre, on ne sait jamais combien on va rentrer d'argent

Gagner suffisamment pour le quotidien, c'est aussi la préoccupation d'Alexis. "On a tous des factures à payer, j'ai une fille et j'en attends une deuxième. Il vaut mieux avoir un travail stable avec un salaire fixe", indique le jeune homme, qui veut se mettre en quête d'un emploi dans la restauration.

La tentation de travailler toujours plus, jusqu'à l'épuisement

En attendant, il continue les rotations dans les rues de Châteauroux, à espérer un repas à aller chercher dans un restaurant et à livrer à un client. Le passage du couvre-feu de 21 à 23 heures, à compter du mercredi 9 juin, accroit ses angoisses. "On est mort. On va perdre encore plus. Si on fait 50 à 60 euros par jour, ce sera déjà bien. Mais c'est deux fois moins qu'avant", indique Alexis.

La tentation, c'est celle de dire oui à n'importe quelle commande. Comme ces courses à aller chercher dans une supérette du Poinçonnet avec un pack d'eau. "Il y avait au moins 14 kilos à porter sur cinq kilomètres. Heureusement, une amie est venue en voiture pour m'aider", confie Alexis. Le jeune homme a des problèmes de santé : une scoliose et une entorse au poignet. "Il y a tellement pas de sous qu'on est obligé de se casser le corps. On va finir handicapé pour 1.000 euros par mois", conclut-il, un brin fataliste.

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