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Belfort : 400 salariés de General Electric pour s'opposer au plan social dans la branche nucléaire

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

400 salariés se sont mobilisés ce lundi à Belfort pour s'opposer au plan social de General Electric qui prévoit la suppression de près de 200 emplois dans la filière nucléaire. Par ailleurs, le ministre de l'Economie a annoncé vouloir trouver une solution de rachat d'ici la fin de l'année.

Les salariés ont défilé du bâtiment de Cravanche jusqu'aux ateliers de production de Belfort
Les salariés ont défilé du bâtiment de Cravanche jusqu'aux ateliers de production de Belfort © Radio France - Wassilla Guittoune

"Nous ne sommes pas des canards boiteux, nous sommes une filière d'avenir" lance Laurent Santoire, représentant CGT devant les 400 salariés de Steam Power General Electric venus défiler sur quelques centaines de mètres entre les bureaux ingénierie de Cravanche et les ateliers de production de Belfort. Le plan social lancé par la direction, et qui doit se conclure le 18 mai, prévoit la suppression de près de 200 emplois à Belfort : un plan que les 1400 salariés de l'entreprise vivent comme une "injustice".

Un sentiment de gâchis parmi les salariés

Romain, 48 ans, et 27 ans de carrière, se retrouve autour d'un verre de thé proposé par un collègue. Lui est cadre, et travaille notamment sur des chantiers à l'international, à Dubaï ou au Chili par exemple : "on le vit comme un grand gâchis, 27 ans dans une entreprise, c'est l'investissement d'une vie. Ce sont quand même des sacrifices : quand vous êtes 6 mois à ne pas voir vos enfants et votre épouse, vous donnez forcément des moments que vous ne rattraperez pas après. Et la récompense ça va peut-être un licenciement.  C'est un sentiment d'injustice".

On a plutôt l'impression de manquer de personnel 

Au sentiment d'injustice, s'ajoute celui de l'incompréhension comme en témoigne Sylvie, cadre au sein de la filière nucléaire de GE. "Dans mon service on était 14 on ne va plus être que 5 avec le plan, alors qu'on a plutôt l'impression de manquer de personnel pour faire le job. C'est incompréhensible. Ce n'est pas la première fois que j'ai un plan. On sait qu'on ne fera jamais sa carrière dans une même entreprise. Les choses changent bougent dans une entreprise. Mais quand il y a une logique derrière c'est plus facile à encaisser que quand il n'y en a pas et ça c'est très anxiogène".

Une industrie incontournable selon les syndicats

Les syndicats alertent sur le non-sens de ce projet, alors même que la filière est prometteuse et pleine d'avenir explique Laurent Santoire de la CGT : "On est capable de faire des centrales extrêmement modernes et non conventionnelles, par exemple des centrales solaires à concentrations donc des centrales décarbonnés. Donc on est une industrie nécessaire à la transition énergétique, et on est restructuration permanence. On est face à une entreprise qui se concentre sure des activités à forte profitabilité qui liquide le reste et un gouvernement desesperement silencieux. On refuse d’être détruits sous la logique du profit immédiat".

Un rachat de l'entité ou d'une partie de la filière d'ici fin de l'année dit le ministère de l'Economie 

Par ailleurs, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a accordé un entretien à l'Est Républicain dans lequel il s'attarde sur l'avenir de General Electric à Belfort. Ainsi, le gouvernement travaille sur une solution qui n’inclurait plus les Américains, pour que la branche devienne bleue blanc rouge, gouvernée par un consortium d'entreprises françaises. En revanche impossible de dire aujourd'hui quelle partie de l'entreprise serait concerné  :  il y a plusieurs activités au sein de l'entreprise et rien n'est figé répond à France Bleu Belfort Montbéliard le cabinet du ministre. Ce qui est certain c'est que si les négociations  fonctionnent, l'affaire pourrait être conclue d'ici la fin de l'année.

La filière turbines à gaz abordée par le ministre de l'Economie

Le ministre a également abordé le sujet de General Electric Gaz qui a perdu 500 emplois l'année dernière. Selon l'entourage du ministre joint par France Bleu, il va y avoir du recrutement, les syndicats alertaient sur le fait que GE ne respectait pas ses engagements, car il y avait moins de 1275 salariés, le cabinet du ministre assure que déjà des intérimaires et des apprentis se sont vus proposer des CDI. Des discussions ont été entamées avec la direction de General Electric sur la question de la diversification, l'entreprise doit trouver d'autres filons pour assurer l'avenir et s'était engagé à créer 200 emplois : selon le cabinet du ministre, GE a la volonté de travailler sur ces sujets : "on est convaincus qu'ils sont capables de construire quelque chose" ajoute cette même source.

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