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François Hollande aux salariés d'Alstom : "il est important d'avoir confiance dans la parole de l'Etat"

Le président de la République s'est rendu ce mercredi matin dans deux entreprises phares de l'économie belfortaine : General Electric et Alstom. "Nous avons pris des engagements et nous les avons tous tenus" est venu dire François Hollande aux salariés d'Alstom.

François Hollande devant les salariés d'Alstom, mercredi matin François Hollande devant les salariés d'Alstom, mercredi matin
François Hollande devant les salariés d'Alstom, mercredi matin © AFP - Sébastien Bozon

Aucune annonce fracassante de François Hollande qui surtout venu ce mercredi matin pour dresser le bilan de son plan de sauvetage sur le site Alstom de Belfort, menacé de fermeture en septembre . Les salariés qui attendaient de lui une confirmation ferme des commandes de TGV et de locomotives devront se contenter d'une parole rassurante du président de la République.

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Le secrétaire d'Etat à l'industrie a confirmé il y a quelques jours la commande de 15 TGV qui circuleront sur la ligne à grande vitesse Paris-Bordeaux. Une décision qui a "de bonnes chances" d'être validée ce jeudi par le conseil d'administration de la SNCF, a précisé François Hollande ce mercredi. Il reste cependant des incertitudes sur la commande de 6 TGV Paris-Milan et de 20 locomotives dépanneuses. Là, le montage financier n'est pas encore bouclé.

Retrouvez l'intégralité du discours de François Hollande ci-dessous en vidéo

"L'Etat a fait en sorte que nous puissions trouver de la commande, a expliqué François Hollande devant les salariés d'Alstom. Il ne s’agissait pas de trouver de la commande à n’importe quel prix, ni de l’imposer, il fallait que ça corresponde à de véritables besoins. Il fallait aussi qu’Alstom puisse être choisi car nous ne pouvons pas influencer des appels d’offres (…). Vous avez fait aussi, je veux vous en remercier, l’effort d’être compétitifs et c’est ainsi que nous avons pu obtenir qu’un certains nombre de commandes soient prises.

François Hollande à la rencontre des salariés d'Alstom © AFP - Vincent Kessler

"La plus importante, c’est les 19 rames [erreur du Président ou coquille dans son discours, il s'agit de 15 rames en fait, ndlr] qui seront mises en circulation sur la ligne Bordeaux-Paris, la décision est pour demain, c’est la SNCF qui va la prendre. Mais selon nos informations, il y a de bonnes chances que ce soit le cas.

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"Il était aussi nécessaire d’avoir un contrat de maintenance de 23 locomotives qui pouvait être passé par Akiem, ce sera également le cas. Reste deux sujets sur lesquels nous, les partenaires sociaux et les élus sont encore mobilisés. C’est le TGV pour l’Italie, c’est aussi 20 locomotives de retournement. Et nous travaillons dans cet esprit-là." Donc, pas de confirmation officielle sur cette commande, comme l'espéraient salariés et élus.

A quelques minutes de l'intervention de François Hollande © Radio France - Wassila guittoune

Le président de la République a également tenu à défendre son bilan en terme d'emplois. "La question était de savoir avec qui Alstom allait s’allier (…). J’ai choisi General Electric. Beaucoup ici - parce qu’à Belfort, 4.000 salariés dépendent de l’activité turbine - se sont demandés si c’était le bon choix, la bonne stratégie, le bon partenaire. J’avais demandé qu’il y ait des contreparties pour que nous soyons sûrs que non seulement l’activité serait préservée mais qu’il puisse y avoir des investissements et des créations d’emplois à Belfort et en France.

François Hollande, à Alstom. © AFP - Vincent Kessler

"L’engagement pris par le président de General Electric, c’était de créer 1.000 emplois supplémentaires et sur Belfort, 300. Ces engagement sont tenus et ceux qui ne le sont pas encore vont l’être et j’en ai la garantie (…).Nous aurons ainsi pour notre industrie nucléaire et énergétique, un acteur majeur ici en France et à Belfort. C’est d’autant plus important que nous avons signé des contrats pour installer des centrales nucléaires (…).

François Hollande devant les salariés d'Alstom © Radio France - Wassila Guittoune

Un discours évidemment politique et anti-FN en cette pré-période de campagne éléctorale: "C’est très important (…) la confiance ensemble. Surtout dans cette période où il y a un doute, de l’inquiétude, une angoisse. Où il y a toujours des surenchères. Où certains pensent que l’on pourrait faire mieux en étant enfermés dans nos frontières. Ici, si on était enfermés dans nos frontières… Vous exportez 50% de votre production à l’étranger (…). Nous ne pouvons pas accepter les solutions de protectionnisme, de nationalisme qui nous mettraient dans une très grande difficulté."

En marge de cette visite de François Hollande, des militants et élus CGT de chez Alstom, General Electric et PSA ont manifesté devant l'entrée de la Découverte, entrée principale de chez General Electric. Une action de protestation contre les politiques sociales de François Hollande "désastreuse pour la gauche et les travailleurs".

Des tracts pour l'arrivée de Hollande

La CGT avait par ailleurs distribué des tracts ce mercredi matin aux salariés d'Alstom. Des salariés exceptionnellement fouillés ce matin.

Le tract distribué aux salariés d'Alstom pour la visite de François Hollande © Radio France - Wassila Guittoune

La veille : des syndicats et élus inquiets

"À partir du moment où le Président s'est engagé, il doit maintenant concrétiser ses paroles. Or, il semblerait qu'il y a encore quelques difficultés. Il y a une volonté politique, mais ces commandes promises ne sont pas actées. Nous demandons un réel engagement, une garantie du maintien de l'activité à Belfort", explique Olivier Kohler, délégué CFDT à Alstom Belfort. Même son de cloche du côté du maire de Belfort, Damien Meslot, qui reste malgré tout optimiste sur la venue de François Hollande : "C'est toujours le président de la République et il a le pouvoir de faire changer les choses".

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La lettre ouverte des élus du Territoire de Belfort - .

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