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Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

Belfort : General Electric versera 50 millions d'euros de pénalités

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

Le ministère de l'Economie annonce ce mardi que General Electric versera une pénalité de 50 millions d'euros pour ne pas avoir respecté ses promesses. GE s'était en effet engagé à créer 1000 emplois après le rachat de la branche énergie d'Alstom en 2015. Un "fonds de réindustrialisation" sera créé.

GE devra contribuer à la création d'un fonds de réindustrialisation à hauteur de 50 millions d'euros
GE devra contribuer à la création d'un fonds de réindustrialisation à hauteur de 50 millions d'euros © Maxppp - Maxppp

Belfort, France

General Electric s'est engagé à payer une pénalité de 50 millions d'euros affirme ce mardi le ministère de l'Economie et des Finances. Dans un communiqué, le ministère précise que le groupe américain a crée seulement "25 emplois nets" depuis le rachat de la branche énergie d'Alstom, alors que GE s'était engagé à en créer un millier. Le groupe américain n'ayant pas respecté ses promesses, il devra donc s'acquitter d'une pénalité, représentant 50 000 euros par emploi non crée.

Dans son communiqué, le ministère de l'Economie et des Finances ajoute qu'un fond de réindustrialisation va être crée, "piloté par un comité présidé par une personnalité spécialiste de l'industrie qui associera, outre des représentants désignés par l'entreprise, les collectivités concernées, notamment la Ville de Belfort, ainsi que les services de l'Etat". En revanche, le ministère ne précise pas comment sera réparti le fonds entre les différents sites de GE. 

Certains syndicats sceptiques

Alexis Sesma, représentant syndicat SUD à General Electric à Belfort estime "normal" l'application de l'accord entre l'Etat francais et GE : "Il aurait été inconcevable que l'Etat français ne fasse pas respecter l'accord qu'il a fait signer avec GE. On avait un doute : GE est champion dans les annonces et le non-respect de ses engagements, donc saluons tout de même le respect de cet accord. Mais on ne va pas les applaudir, cela reste le résultat d'un renoncement à la création de 1000 emplois. " Philippe Petitcolin, du syndicat majoritaire CFE-CGC, explique que "le salarié s'en fiche de cette amende, ce qu'il aurait aimé c'est avoir une perspective d'avenir. Cette opération était censé être un succès : or aujourd'hui, GE prévoit encore des centaines de suppressions d'emploi".

50 millions d'euros : pour quoi faire?

Le syndicat SUD s'interroge également sur l’utilisation de ce fonds, de ce qui représente "de l'argent de poche pour GE". Alexis Sesma, représentant du syndicat à GE Belfort, attend ainsi de voir "quel projet industriel, quel vision industrielle va défendre ce fonds pour la France, et pour Belfort en particulier. Chaque élu se targuait de prendre possession de cet amende là, que ce soit à Grenoble ou à Belfort, mais pour faire quoi avec ? Quels sont leurs projets? Nos pouvoirs publics n'ont pas de politique industrielle : jusqu'à présent Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, a brillé par son ignorance du monde industriel. Nous n'avons pas de politique industrielle. Cela peut faire sourire, mais depuis le TGV et le minitel, quels ont été les grandes ambitions industrielles? Depuis 40 ans, la France ne s'est pas beaucoup investie dans l'industrie". 

De son côté, le syndicat majoritaire CFE-CGC espère voir cet argent investi pour diversifier les activités de GE, et notamment dans l'aviation.