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Économie – Social

Belfort : journée portes ouvertes à l'AFPA

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

L'AFPA organise aujourd'hui une journée portes ouvertes en France. À Belfort, l'accent sera mis sur le secteur du bâtiment, où les offres sont plus nombreuses que la demande.

7 stagiaires suivent la formation plaquisterie à l'AFPA de Belfort depuis septembre, alors que 16 places étaient prévues
7 stagiaires suivent la formation plaquisterie à l'AFPA de Belfort depuis septembre, alors que 16 places étaient prévues © Radio France - Rebecca Gil

Belfort, France

Comme chaque année, l'AFPA organise une journée portes ouvertes dans tous ses établissements de France. Dans le Nord-Franche-Comté, deux centres accueillent chaque année des "stagiaires" (c'est leur appellation, ndlr), à Grand-Charmont et à Belfort où environ 200 personnes sont en ce moment en formation dans le secteur de l'industrie, du tertiaire, et du bâtiment.

Des profils de tous horizons

Pour entrer à l'AFPA, il faut simplement être majeur, aucun diplôme n'est requis. "Ici, tous sont acceptés, jeunes ou moins jeunes, précise Francis Marchal, responsable de formation. Il peut s'agir d'un premier diplôme, d'une découverte du monde de l'entreprise, ou d'une reconversion". Parmi les formations dispensées en ce moment au centre de Belfort, une formation en plaquisterie, que sept stagiaires suivent depuis septembre 2016. Au programme, l'aménagement intérieur (cloisons, plafond, isolation phonique, acoustique, et thermique). "Il faut bien sûr les former sur le plan technique, mais ils doivent également apprendre les postures professionnelles. Au début, ce n'était pas facile pour certains, explique Stéphane Legleuher, leur formateur. Ils ont tous des parcours, des profils très différents, ils viennent de milieux sociaux différents, et doivent tous se plier au règlement... Mais dans l'ensemble, ça se passe bien, ils sont volontaires, ça aide".

"Je voulais avoir au moins un diplôme dans ma vie"
— Romuald, 36 ans, stagiaire en plaquisterie

Dans le grand atelier où les stagiaires en plaquisterie passent le plus clair de leur temps, au milieu des visseuses, ponceuses, et cisailles, Romuald, 36 ans ne se plaint pas : "Je voulais apprendre à connaître les bases d'une entreprise normale, puisque j'ai toujours travaillé sur des sites spécialisés. Et puis j'ai une femme et deux enfants, il fallait bien les nourrir, s'en sortir ! Et puis je n'ai même pas le brevet, alors c'est au moins l'occasion d'avoir un diplôme dans ma vie !" sourit-il. À quelques mètres, Frédéric, 38 ans, travaille sur un plafond en placo. "J'ai travaillé pendant dix ans en tant que manoeuvre en maçonnerie, et pendant une semaine, j'ai testé le métier de plaquiste. J'ai beaucoup aimé ! Et puis je n'ai aucun diplôme, et je recherche constamment l'évolution. Alors je me suis lancé". S'il suit cette formation, c'est par réel amour de ce métier : "J'aime le côté créatif. On est dans un endroit où il n'y a rien et puis d'un seul coup, on crée, il y a une vraie fierté de voir notre travail une fois terminé", confie-t-il.

Beaucoup d'offres, peu de demandes

Les employeurs dans le secteur du bâtiment sont à la recherche de beaucoup de profils très différents, mais ils peinent à trouver des candidats. "Les métiers du BTP sont peu ou mal connus, regrette Claude Szentendrei, chargée de recrutement à l'AFPA de Belfort. Ils peinent à attirer à cause des conditions de travail notamment, en relation directe avec la météo. Quand il pleut, il neige, il fait froid ou chaud... C'est compliqué. Pourtant, ce sont des métiers très diversifiés : cela va du gros oeuvre (maçon, maçon bâti ancien, constructeur voierie réseau, coffreur brancheur...) au second oeuvre (façadier peintre, plaquiste, carreleur etc...) Ce sont de beaux métiers dans lesquels on peut évoluer facilement". A Belfort par exemple, 7 stagiaires suivent la formation plaquisterie depuis septembre, pour 16 places. À Grand-Charmont, ils sont 3 en formation gros oeuvre, alors que 30 places étaient prévues.

Des formations pour attirer plus de monde

Dans les centres AFPA Nord-Franche-Comté, une expérience a été lancée cette année : la formation double compétence, qui permet de suivre au départ une formation dans un domaine particulier du bâtiment, tout en le complétant par un autre, "ce qui permet d'ajouter une corde à son arc, et de valoriser un CV", explique Bruno Lamboley, le directeur du centre de Belfort. De plus, le dispositif Déclic permet aux jeunes de 18 à 25 ans de découvrir dans le cadre d'un stage de découverte un métier. Ce qui permet à Lorena, 21 ans de découvrir le travail d'un peintre en bâtiment : "C'est ce que j'ai toujours voulu faire ! Avant, j'ai travaillé dans la vente, la restauration, la couture... mais je ne me sentais pas à ma place. Je n'ai jamais autant souri depuis que je suis ici ! Je me sens dans mon élément", raconte-t-elle.

En moyenne, 80 % des stagiaires sortent de l'AFPA avec une certification professionnelle. 65 % d'entre eux environ trouvent du travail dans les 6 mois qui suivent l'obtention de leur diplôme.

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