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Belfort : les livreurs Uber Eats en grève réclament de meilleures conditions de travail

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Depuis lundi midi, plusieurs dizaines de livreurs de la plateforme Uber Eats sont en grève. Ils réclament un salaire plus important ainsi qu'une diminution du nombre de coursiers. La mobilisation ne s'arrêtera pas tant qu'ils ne seront pas entendu par l'entreprise.

Les livreurs Uber devant le restaurant KFC de Belfort, restent mobilisés tant qu'ils ne seront pas entendus.
Les livreurs Uber devant le restaurant KFC de Belfort, restent mobilisés tant qu'ils ne seront pas entendus. © Radio France - Timothé Rouvière

Des livreurs belfortains de la plateforme Uber Eats sont en grève depuis lundi midi, une quarantaine d'abord, jusqu'à être quatre-vingts grévistes ce mardi soir. Tous dénoncent des conditions de travail de plus en plus durs, ainsi que des cadences infernales. De son côté la direction assure que le dialogue est établi et "s'engage à continuer à réfléchir aux solutions les plus efficaces".

Des rythmes de travail difficiles à tenir selon les livreurs

Assis sur leurs vélos devant le KFC et le Burger King de la ville, les livreurs refusent de prendre la moindre commande. Parmi eux, Sami, 25 ans qui travaille pour la plateforme américaine depuis deux ans. Lui dénonce les cadences infernales : "Quand on va sur la route, leur GPS nous indique un temps à respecter mais qui est impossible à respecter, on nous demande de faire _15 km en 10 minutes_, on prend des risques, c'est dangereux". Un sentiment aussi partagé par Bilel : "Certaines fois, ils nous disent de passer par l'autoroute, c'est de la folie !"

Des revenus divisés par trois en deux ans

L'un des livreurs, Sami, estime que les conditions de travail se sont dégradées en deux ans : "Uber chante les avantages de liberté, c'est vrai, il ne faut pas le nier, on peut travailler quand on veut mais il faut voir aussi les inconvénients, on est plus comme des _esclaves modernes_. Au début quand j'ai commencé, je pouvais faire mes 70 euros par soirée mais maintenant c'est à peine 25 euros."

La réponse de la direction 

Dans un communiqué, la direction d'Uber Eats assure "avoir échangé avec plusieurs dizaines de livreurs pour trouver ensemble les meilleurs réponses aux enjeux soulevés. Nous sommes ainsi ouverts au dialogue et sommes engagés à continuer à réfléchir aux solutions les plus efficaces pour soutenir l'activité des livreurs qui utilisent l'application à Belfort". Ainsi, sur le sujet de la rémunération, l'entreprise indique comprendre "la frustration des livreurs dans ces périodes, et discutons avec eux pour répondre à leurs inquiétudes. Nous allons continuer à densifier et diversifier la sélection de restaurants disponibles à Belfort (... ) et permettre d’augmenter le volume d’activité des livreurs"

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