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Économie – Social

Belfort : les loyers trop chers pour les commerçants

lundi 28 août 2017 à 22:29 Par Gil Rebecca, France Bleu Belfort-Montbéliard

Des magasins qui déménagent, certains qui ferment, d'autres qui menacent de fermer : être commerçant au sein de la galerie des faubourgs dans le centre-ville de Belfort coûte cher. Certains commerçants se sentent étranglés par les charges locatives.

Les loyers atteignent parfois jusqu'à 300 euros le mètre carré dans cette galerie à Belfort
Les loyers atteignent parfois jusqu'à 300 euros le mètre carré dans cette galerie à Belfort © Radio France - Rebecca Gil

Belfort, France

Entre les magasins qui déménagent, à quelques mètres à peine sur le faubourg de France (Toscane), ceux qui ferment (le magasin voisin de "la Jeannerie"), il y a de quoi se poser des questions sur les loyers, apparemment trop chers au sein de la galerie des Faubourgs d'après les commerçants eux-mêmes.

"C'est comme à Paris ici, c'est extrêmement cher, on s'en sort difficilement"
— Sabrina Khadraoui, gérante du snack Crousti chaud dans la galerie des faubourgs

Sabrina Khadraoui est la gérante de "Crousti chaud", le snack installé au fond de la galerie sous les Escalators : "Il y a quelques années en arrière, ce n'était pas comme ça. Le loyer était le même mais le chiffre d'affaire nous permettait de suivre. Entre la concurrence et la crise, ce n'est plus le cas aujourd'hui". Sabrina travaille avec sa mère et son mari, ils ne sont que trois pour gérer le snack : "Je travaille presque 100 heures par semaine, il faudrait au moins 3 personnes de plus mais je n'ai pas les moyens d'embaucher", explique la jeune gérante.

"C'est quasiment 100 euros le mètre carré, vous réalisez le nombre de petits pains qu'il faut vendre pour payer le loyer chaque mois ?!"
— Sabrina Khadraoui, gérante du snack Crousti chaud dans la galerie des faubourgs

Il y a deux ans, elle a réussi à obtenir une baisse de son loyer, pour une durée de trois ans maximum. Au lieu de 10 000, elle paie actuellement 6 000 euros de loyer pour ses 100 mètres carrés : "C'est toujours ça de pris mais ça ne suffit pas, reconnait-elle. Le loyer devrait être deux fois moins cher, surtout au vu de l'état de la galerie ! Vous avez vu le sol ? Et la lumière, cette ampoule qui n'arrête pas de clignoter ?" pointe-t-elle.

"Je paie trois fois moins cher pour une superficie plus grande en vieille ville"
— Un commerçant de la galerie des faubourgs

Un autre commerçant se plaint également du montant exorbitant de son loyer : "Je possède un magasin en vieille ville, qui me coûte trois fois moins cher en charges locatives, c'est aberrant, explique-t-il. Nous sommes taxés par dessus le marché lorsque nous dépassons un certain seuil de chiffre d'affaires. Si ça continue, je vais devoir fermer boutique". D'autant que le propriétaire de la galerie n'est que difficilement joignable (il n'a d'ailleurs pas répondu à nos sollicitations).

La ville impuissante face à cette problématique

Le problème des loyers pour les locaux commerciaux dépasse la galerie des faubourgs, et s'élargit à la ville de Belfort. Certains magasins ont fermé depuis plusieurs mois (Virgin Mobile, M&S Mode, Mim) et n'ont toujours pas trouvé de repreneur, la faute, entre autres, à des loyers trop chers. Florence Besancenot, l'adjointe au commerce à Belfort l'admet : "Nous n'avons aucune influence sur les propriétaires, et aucun moyen de pression pour qu'ils baissent leur loyer. Il s'agit d'affaires privées, nous pouvons difficilement agir".

"Le taux de vacance des commerces est de 6,5 % à Belfort, c'est 10 à 12 % au niveau national, la situation n'est pas catastrophique"
— Florence Besancenot, adjointe au commerce à la ville de Belfort

Florence Besancenot tempère : "Le taux de remplissage est de 6,5 % à Belfort, c'est 10 à 12 % au niveau national, la situation n'est pas catastrophique". Elle l'affirme : "Tout ce qui peut être fait par la ville pour attirer du monde en ville est fait, notamment en matière d'animations, avec festiv'été et le mois givré. A charge ensuite aux commerçants de garder ce potentiel de clients afin de les attirer le reste de l'année". En matière de flocage, la ville a également travaillé, assure l'adjointe au commerce : "Nous avons veillé à ce que les coordonnées des propriétaires figurent sur chaque vitrine de local commercial vide, car c'est cela aussi le problème." Chacun doit donc faire sa part.

" Il faut réagir et animer notre centre-ville " - Florence Besancenot, adjointe au commerce à la ville de Belfort