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CARTE - Canicule : 78 départements en vigilance orange
Économie – Social DOSSIER : General Electric dans le Territoire de Belfort

Belfort : les syndicats de General Electric assignent leur direction en justice

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu

L'intersyndicale GE de Belfort annonce ce vendredi avoir assigné la direction de GE en justice pour non-respect de ses obligations en matière de prévention des risques psycho-sociaux, alors qu'un vaste plan social est redouté prochainement au sein de la branche "Gas Power System".

L'intersyndicale a saisi la justice sur la question du mal-être au travail (photo d'illustration)
L'intersyndicale a saisi la justice sur la question du mal-être au travail (photo d'illustration) © Maxppp - Maxppp

Belfort, France

L'intersyndicale GE de Belfort annonce avoir assigné la direction de l'entreprise en justice sur la question du mal-être au travail, a-t-on appris ce vendredi, confirmant une information du journal Le Parisien. L'assignation devait être déposée par un avocat ce vendredi 24 mai au Tribunal de grande instance de Belfort.

Motif : la direction de GE Belfort n'aurait pas respecté ses obligations en matière de prévention des risques professionnels et psycho-sociaux, ces deux dernières années, en 2017 et en 2018, selon les syndicats CFE-CGC, CGT et Sud. Cette assignation en justice intervient alors qu'un vaste plan social pourrait être annoncé dans les semaines qui viennent.

Des chiffres inquiétants sur le stress

Selon nos informations, l'an dernier, 63 % des salariés interrogés au sein de l'entité "Gas Power" à Belfort se disaient "exposés à des risques psycho-sociaux forts ou très forts". Une très grande majorité des 1.900 salariés était donc, à l'époque, concernée par des situations de stress ou des risques de burn-out, résultat d'une enquête menée à partir de juin 2018 par un cabinet indépendant mandaté par les syndicats et la direction.

"Le sentiment d'aller droit dans le mur"

Dans un courrier rédigé par la médecine du travail, et que nous avons pu consulter, "les principales causes" avancées pour expliquer le mal-être des salariés sont "la charge de travail et la pression importante (...) sans oublier la désorganisation complète et le sentiment d'aller droit dans le mur".

Le courrier de la médecine du travail que France Bleu Belfort Montbéliard a pu consulter. - Aucun(e)
Le courrier de la médecine du travail que France Bleu Belfort Montbéliard a pu consulter. - Aucun

Missions de prévention modifiées

Le problème, selon les syndicats, c'est que depuis deux ans, la direction ne respectait plus ses obligations en matière de prévention des risques. Les risques étaient, selon eux, "mal évalués" et "sans plan d'action précis", contrairement à ce qu'impose la loi.

Toujours d'après les syndicats, la direction aurait également profité, en fin d'année dernière, de la modification des instances représentatives -le passage du CHSCT en CSE- pour "amputer" ces instances de certaines de leur missions de prévention, ce qui n'aurait, là non plus, pas arrangé l'état psychologique des salariés.

"On est dans une situation très anxiogène, la tension monte"

"La situation était déjà, préalablement aux rumeurs d'annonces, très difficile, mais là, c'est encore pire", selon Francis Fontana, délégué syndical SUD chez GE Belfort et membre du CSE. "On est dans une situation très anxiogène, les salariés sont très inquiets, la tension monte... effectivement, la situation pourrait rapidement devenir compliquée".

"La situation était déjà difficile mais là c'est encore pire"

"Nous, ce qu'on attend de cette assignation, c'est que le juge ordonne à la direction de respecter ses obligations en matière de prévention des risques professionnels, d'autant plus dans la situation très anxiogène d'éventuelles annonces de suppressions d'emplois à venir", a-t-il déclaré. Vendredi soir à 19h, la direction de GE Belfort n'avait toujours pas répondu à nos sollicitations.